Mise à jour
Georges Moustaki, grand nom de la chanson française, est décédé dans la nuit du 22 au 23 mai. Sur Twitter, les politiques rendent hommage au chanteur. A leur façon. Le Lab vous sélectionne leurs réactions.
> Le plus poétique :
Christiane Taubira est une passionnée de poésie. Lors des débats sur le mariage gay, elle a cité à plusieurs reprises de nombreux poètes. Cette fois-ci, elle cite Eluard pour saluer sa mémoire :
Insatiable #Métèque, vous voilà désormais "impalpable grain de sable dans le vent" (Eluard). Salut, Milord.
— Christiane Taubira(@ChTaubira) 23 mai 2013
Visiblement connaisseuse, la Garde des Sceaux appelle Georges Moustaki "Milord" car il est l'auteur de la célèbre chanson du même nom d'Edith Piaf.
> Le plus local :
Georges Moustaki vivait à Paris mais est mort à Nice, et certains l'ont bien remarqué. Comme le député des Alpes-Maritimes, qui prend soin de préciser que c'est dans la ville dont il est également conseiller municipal, que Georges Moustaki est décédé :
Georges Moustaki est décédé à Nice. Je m'incline devant ce grand artiste qui a porté au plus haut les couleurs de la chanson Française.
— Rudy Salles (@rudysalles) 23 mai 2013
Dominique Bertinotti elle aussi, tweete "local". L'ancienne maire du 4e arrondissement de Paris se souvient de cet habitant de l'île Saint-Louis, qu'il lui arrivait de croiser :
quelle tristesse de perdre cet artiste que j'avais grand plaisir de rencontrer au hasard de nos rues #moustaki#paris4
— Dominique Bertinotti (@DBertinotti) 23 mai 2013
> Le tweet du souvenir :
Ce n'est un secret pour personne: Georges Moustaki était un chanteur de gauche. Lors de la présidentielle de 2012, il avait voté Philippe Poutou, candidat du NPA. Mais le chanteur était aussi proche des communistes, comme le rappelle Pierre Laurent, secrétaire national du parti :
#Moustaki ne chantera plus dans les fêtes populaires qu'il affectionnait tant mais ses chansons continueront à vivre dans nos combats #PCF
— Pierre Laurent (@plaurent_pcf) 23 mai 2013
> Le tweet de la lutte :
Le coeur de Georges Moustaki s'est arrêté mais la lutte, elle, continue. C'est en substance ce que tweete Jean-Luc Mélenchon :
J'ai la gueule de travers. Georges #Moustaki est parti mais la révolution permanente continue.
— Jean-Luc Mélenchon ! (@JLMelenchon) 23 mai 2013
> Le tweet "Vous connaissez les paroles ?" :
Cécile Duflot écoute les chansons de Georges Moustaki, et le fait savoir. Elle cite à l'occasion un passage de la chanson Le Facteur :
Il n'ira plus sur les chemins.... bordés de roses et de jasmin.... Soyez sûr qu'un rossignol quelque part a chanté... Merci M. Moustaki
— Cécile Duflot (@CecileDuflot) 23 mai 2013
Or, dans la chanson, les chemins sont "fleuris" et non pas "bordés" de rose et de jasmin.
> Le tweet en V.O... râté :
Autre légère erreur, celle de l'ancien ministre Maurice Leroy :
Emu d'apprendre que #Moustaki s'en est allé aux quatre vents. Hommage au Métèque qui a si bien incarné la culture française. Humbly he come.
— Maurice Leroy (@MauriceLeroy) 23 mai 2013
La chanson de Georges Moustaki étant "Humbly he came", au passé, et non pas "Humbly he come" au présent (auquel cas il aurait fallu rajouter un -s à "come").
Et si Frigide Barjot, égérie autoproclamée de la "Manif pour tous", n'assistait pas à la manifestations du 26 mai? C'est l'hypothèse qu'elle a glissée ce 23 mai au micro de Radio Notre-Dame, et qu'elle a confirmée au Lab.
Interrogée par Le Lab, Frigide Barjot explique:
Je ne suis pas sûre d'assister à la manifestation du 26 mai. J'ai reçu trop de menaces de mort, de la part de l'extrême-droite. J'appelle à l'apaisement, dans la diversité et l'unité.
Depuis le suicide de Dominique Venner, Frigide Barjot dit, en effet avoir reçu des menaces et des intimidations. La porte-parole du mouvement "La Manif pour tous" avait critiqué le geste de cet opposant au mariage homo, proche du "Printemps Français".
Sur RTL le 21 mai, elle avait déclaré après le geste de cette figure de l'extrême-droite:
"C'est un dérangement d'aller faire un acte aussi violent et grave devant un autel ! (...)Son parcours n'était visiblement pas forcément vers la compréhension de l'évolution de la société. (...) Il était assez raciste d'après ce que j'en sais. Le changement de civilisation, nous le voulons dans un autre sens, dans la paix et la joie".
Frigide Barjot annoncera sa décision finale le 24 mai, lors d'une conférence de presse. Elle dit attendre des "garanties de la police", avant de donner son choix.
DOUBLE DISCOURS - Le vent tourne. Prompts à dénoncer l’arbitrage rendu par Christine Lagarde dans l’affaire Tapie lorsqu’elle était ministre de l’Economie de Nicolas Sarkozy, les socialistes sont aujourd’hui beaucoup plus mesurés.
Alors que la directrice générale du FMI est entendue ce jeudi 23 mai par la Cour de justice de la République, la majorité tient un double discours. Un double discours dans lequel l’ancienne ministre UMP est attaquée et l'actuelle patronne du FMI protégée.
Ainsi, Bruno Le Roux, patron des députés socialistes, ce 23 mai, sur i>Télé, a vanté le travail de Christine Lagarde à la tête de l’institution internationale :
Madame Lagarde a de hautes responsabilités qu’elle assume parfaitement. On peut soutenir Christine Lagarde pour le travail qu’elle fait au FMI mais la nomination ne vaut pas excuse pour ce qui a été fait en France.
Et d’ajouter :
La France a-t-elle été lésée ? C’est à cette unique question qu’il faut répondre.
Même son de cloche chez Marisol Touraine, invitée de la matinale de LCI, pour qui "la seule préoccupation du gouvernement est de s’assurer que les intérêts de l’Etat n’ont pas été lésés".
Ainsi, "c’est au regard de la procédure qui s’engage que le gouvernement décidera, ou non, d’être partie civile dans la procédure".
Porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem ne dit pas autre chose. Sur BFM TV, la ministre a ainsi insisté sur le fait que Bercy envisageait un recours seulement "s'il ressortait de la procédure en cours que l'arbitrage avait été rendu dans des conditions empreintes de fraude".
Si l’exécutif se montre plus frileux dans sa dénonciation de l’arbitrage que lorsque le PS était dans l’opposition, c’est parce qu’après "le départ tonitruant de Dominique Strauss-Kahn du FMI au printemps 2011, une nouvelle affaire mettant en cause la crédibilité d’une des plus hautes personnalités françaises sur la scène internationale serait des plus inappropriés", selon le Parisien de ce jeudi. Une crainte bien présente à l’Elysée qui a, selon le Monde daté du 23 mai, confirmé à la patronne du FMI le soutien de François Hollande.
C’est pourquoi Pierre Moscovici maintient sa confiance en la patronne du FMI, même s’il se réserve la possibilité de se constituer partie civile. Le 5 mai, sur Europe 1, le patron de Bercy déclarait ainsi :
Elle fait un très bon travail au FMI et elle a toute la confiance du gouvernement.
Christine Lagarde, ex-ministre UMP de l'Economie, a commencé jeudi matin à s'expliquer devant la cour de justice de la République sur la décision de l'Etat de recourir à un tribunal arbitral pour solder le litige avec Bernard Tapie après la vente d'Adidas. Ce tribunal avait octroyé 285 millions d'euros à Bernard Tapie (400 millions avec les intérêts).
SONDAGE – Jean-Louis Borloo, le président de l’UDI, favori des Français pour entrer au gouvernement en cas de remaniement ? Avec 44%, le député centriste arrive en tête du sondage BVA pour le Parisien Mag à paraître ce vendredi 24 mai.
Qui les Français veulent-ils voir entrer au gouvernement ? Découvrez notre sondage exclusif dans Le Parisien Mag twitter.com/LeParisienMag/…
— Le Parisien Magazine (@LeParisienMag) 22 mai 2013
Interrogés pour savoir qui ferait "un bon ministre", les sondés placent donc Jean-Louis Borloo en tête (44%) devant la surprise de ce sondage, Louis Gallois, et François Bayrou.
A noter que la première personnalité socialiste de ce classement est la maire de Lille, Martine Aubry, juste devant le maire de Paris, Bertrand Delanoë.
Ségolène Royal, dont le plan média pour la sortie de son livre n’est pas passé inaperçu tout comme la campagne menée par ses proches pour dire combien elle pourrait apporter au gouvernement, n’arrive qu’en septième position.
Autre surprise, Bernard Tapie trouve sa place dans ce classement, en 19e position, avec 18% des sondés qui se disent favorables à le voir à la tête d’un ministère.
>> Voici le top 5 des favoris des Français pour intégrer une éventuelle nouvelle équipe gouvernementale :
- Jean-Louis Borloo (44%)
- Louis Gallois (42%)
- François Bayrou (38%)
- Martine Aubry (34)
- Bertrand Delanoë (33%)
BONUS TRACK : INAMOVIBLE MANUEL VALLS
Pendant de ce premier sondage, un second interroge sur les ministres qui doivent rester en place. Manuel Valls, ministre le plus populaire depuis l’accession de François Hollande à l’Elysée, arrive en tête. 53% des personnes interrogées veulent qu’il reste dans l’équipe gouvernementale.
Les chiffres de ce sondage sont en revanche moins favorables au ministre de l’Economie, Pierre Moscovici, puisque seulement 17% des sondés souhaitent le voir rester en poste.
SAV – La majorité semble bien décider à aller au bout de sa réforme du Conseil constitutionnel. Et notamment la réforme qui interdise à l’avenir aux anciens présidents d’être membre de droit du collège des Sages.
Après avoir déposé une proposition de loi pour transformer le Conseil constitutionnel en cour constitutionnelle, Bruno le Roux, le président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale et ami de François Hollande, a développé les motivations des élus PS pour engager cette réforme. Une sorte de service après-vente de sa PPL.
Invité de la matinale d’i>Télé, le député PS de Seine-Saint-Denis a justifié sa proposition de loi en expliquant qu’un renforcement de cette institution était nécessaire. Et ce, afin de sortir d’un systême qu’il qualifie de "monarchique" :
C’est une façon d’être dans un système qui soit un peu moins monarchique qu’il ne l’est aujourd’hui avec ces membres de droit. Il faut avoir un Conseil constitutionnel qui soit renforcé.
C’est aujourd’hui une instance qui est respectée. Il est possible de la renforcer encore pour qu’elle soit à l’image de ce que doit être aujourd’hui une cour qui ne soit pas susceptible de subir de pressions.
Et le patron des députés PS de pointer un disfonctionnement précis qui justifie, selon lui, une telle réforme :
Quand on voit qu’un certain nombre de lois sont examinées sans qu’il y ait la possibilité que des membres puissent y assister parce qu’ils ont été eux-mêmes à l’initiative du vote de ces lois, on voit bien qu’il y a quelques petites difficultés.
Mais cette évolution souhaitée par la majorité du Conseil constitutionnel vise-t-elle particulièrement Nicolas Sarkozy ?
Bruno Le Roux, sans jamais citer le nom de l’ancien chef de l’Etat, estime que le concept de "membre de droit" est une anomalie en République :
La réforme qui est proposée par François Hollande ne permettra plus aux présidents de la République de siéger de droit. Et il serait bien que plus aucun des anciens présidents de la République ne siège à titre automatique.
Il n’y a pas d’assemblée en République où l’on siège automatiquement parce qu’on a exercé des responsabilités avant.
L’ancienne ministre de Nicolas Sarkozy, Christine Lagarde, pourrait être mise en examen. L’actuelle patronne du FMI doit être entendue ce jeudi 23 mai par la Cour de Justice de la République dans le cadre de l’Affaire Tapie.
Mais, pour François Kalfon, secrétaire national délégué du PS aux études d’opinion, l’ex-ministre n’est pas la principale fautive de cette affaire puisqu’elle doit, selon le socialiste "répondre devant la justice de ses agissements sur ordre".
"Sur ordre", insiste-t-il sur i>Télé, dénonçant le rôle de Nicolas Sarkozy dans cette affaire. Un Nicolas Sarkozy qu’il compare à Gatsby le Magnifique, tout en tapant sur Claude Guéant, dans la tourmente actuellement.
Ca m’inspire que Nicolas Sarkozy, c’était un peu Gatsby le Magnifique : il a fait des fêtes extraordinaires mais il est parti sans payer.
600 milliards de trou, et derrière, il y a la facture Guéant. C’est extraordinaire, on n’a pas fini de la voir celle-ci : des tableaux, des commissions, de tous les pays arabes.
Et de poursuivre sur l’affaire Tapie, dont il soupçonne l’ancien chef de l’Etat d’avoir cherché à monnayer le soutien :
Et puis il y a la facture Tapie.
La réalité, c’est quoi ? C’était l’assurance que Monsieur Tapie soutiendrait Nicolas Sarkozy.
Dans cette fête de Gatsby le Magnifique, il reste à quai un certain nombre de gens dont Madame Lagarde qui doit maintenant répondre devant la justice de ses agissements sur ordre. Voilà la réalité.
Ils avaient annoncé dès le 14 mai leurs intentions. Suite aux débordements qui ont eu lieu place du Trocadéro à Paris pour la célébration du titre de champion de France de football du PSG, Christian Jacob, le patron des députés UMP avait annoncé son souhait que soient examinées les "conditions dans lesquelles est assuré le maintien de l'ordre public lors des rassemblements".
Des paroles aux actes. Ce jeudi 23 mai a été publiée au Journal officiel une proposition de résolution, signée par Christian Jacob, Bernard Accoyer « et plusieurs de leurs collègues », « tendant à la création d'une commission d'enquête relative à la gestion de la sécurité lors des manifestations et rassemblements de personnes à Paris, depuis le 16 mai 2012 ».
Cette proposition a ainsi été enregistrée et déposée au Bureau de l’Assemblée nationale le 22 mai 2013. Les détails du dossier de cette proposition de résolution n’ont pas encore été publiés.
"La création d’une commission d’enquête relève exclusivement de l’initiative parlementaire", explique le site de l'Assemblée nationale qui précise la suite de la procédure :
Elle est transmise à la commission permanente compétente au fond. L’Assemblée nationale se prononce ensuite en séance publique.
Depuis 1988, un "droit de tirage" annuel permettant l’inscription à l’ordre du jour d’une proposition de résolution tendant à la création d’une commission d’enquête, a été reconnu conventionnellement à chaque groupe politique.
Désormais, chaque président de groupe d’opposition ou de groupe minoritaire peut demander une fois par session ordinaire qu’un débat sur la création d’une commission d’enquête ait lieu en séance publique. Pour être rejetée, la création de la commission d’enquête doit faire l’objet d’un vote négatif des trois cinquièmes des membres de l’Assemblée.
C'est une position très claire qu'a énoncée l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, lors d'un discours à l'université de Netanya, ce 22 mai. "Le Hezbollah doit être inscrit sur la liste des organisations terroristes par l'Union Européenne", a martelé l'ancien président. A Bruxelles, quelques minutes plus tôt, François Hollande avait refusé de répondre à cette question.
C'est finalement Laurent Fabius, dans la soirée, qui annoncera que la France propose que la branche militaire du Hezbollah soit inscrite à la liste des groupes terroristes de l'Union européenne.
19H - Après vingt minutes de discours, l'ancien président Nicolas Sarkozy lance, sous un tonnerre d'applaudissements:
Quand au Hezbollah, qui combat en Syrie, au nom de l’Iran. Cela ne serait que justice qu’il soit sanctionné par l’Union Européenne et inscrit sur la liste des organisations terroristes.
Un passage isolé par Le Lab, à écouter ci-dessous :
17H40 et 17H50- Une grosse heure plus tôt, interrogé à deux reprises à Bruxelles, le président de la République, François Holllande avait, pour sa part, refusé de donner la position de la France sur l'opportunité d'inscrire le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes de l'Union Européenne, ainsi que le raconte en détail Médiapart. (article payant).
Une de leur journaliste avait d'ailleurs tweeté.
#Hollande refuse de donner sa position sur la volonté de pays européens de classer le #Hezbollah parmi les organisations terroristes. #EUCO
— Lénaïg Bredoux (@LenaBred) 22 mai 2013#Hollande refuse pour la 2e fois de répondre sur le #Hezbollah: "Quand une demande viendra, nous aurons à l'examiner". #EUCO
— Lénaïg Bredoux (@LenaBred) 22 mai 2013
François Hollande qui a très exactement déclaré, plus en détails :
Une question m’a été posée. Je vous ai dit "comme on en avait pas parlé au conseil européen, je ne veux pas, ici, aller plus loin que ce que j’ai déjà dit".Lorsqu’il y aura une demande qui viendra de la Bulgarie, nous aurons à l’examiner.
Une autre question ?.
Voir la vidéo ( à 15' et à 25'):
Sollicité par le Lab, l’entourage de Nicolas Sarkozy évoque une "pure coïncidence", "ce discours était préparé depuis plus de 24 heures".
Berlin et Londres soutiennent l'inscription du Hezbollah sur la liste des organisations terroristes.
23H - Loin de Bruxelles, mais plus proche de Netanya, c'est finalement Laurent Fabius qui, depuis Ammman, annonce que la France va proposer que la branche militaire du Hezbollah soit inscrite sur la liste des groupes terroristes de l'Union européenne en raison de son soutien au régime de Damas.
"Compte tenu des décisions qu'a prises le Hezbollah et le fait qu'il a combattu très durement la population syrienne, je confirme que la France proposera d'inscrire la branche militaire du Hezbollah sur la liste des organisations terroristes" de l'UE, a déclaré ainsi déclaré le ministre des Affaires étrangères.
Au diner du Crif, en mars, François Hollande avait affirmé que l'Europe doit être prête à "tirer toutes les conclusions" de l''implication des membres du Hezbollah dans l'odieux attentat de Burgas", mais sans appeler l'Union Européenne à inscrire le Hezbollah sur la liste des organisations terroristes.
Concernant la Syrie, Nicolas Sarkozy a, ce 22 mai en Israël, de nouveau tenté d'éveillé les consciences de la communauté internationale.
Je ne peux me résoudre au massacre d’un peuple par son tyran. Je suis triste de voir notre Europe impuissante, regarder Israël agir seule, une frappe aérienne après l’autre.
Chacun trouve prétexte dans les hésitations de l’autre. Bashar El Assad a commis l’irréparable devant son peuple. Ce peuple est en péril de mort. (...) Je veux croire qu’il n’est pas trop tard pour retirer à Bashar El Assad, les armes avec lesquels il massacre son peuple.
En août 2012, l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy, avait diffusé un communiqué commun avec le président du Conseil national syrien, Abdel Basset Sayda, pour demander une "action rapide" de la communauté internationale.
Ils ont constaté la complète convergence de leurs analyses sur la gravité de la crise syrienne et sur la nécessité d'une action rapide de la communauté internationale pour éviter des massacres
Michaël Bloch et Paul Larrouturou
Nicolas Sarkozy est en déplacement ce mercredi 21 mai et ce jeudi 22 en Israël, où il est reçu par le Premier ministre Benjamin Netanyahu et se voit décerner un diplôme par l'université de Netanya.
L'occasion pour l'ancien président de la République de prononcer un discours, rediffusé de façon tout à fait inhabituelle, en direct, sur Internet, via un flux Ustream émis par la faculté :
"Après la Shoah, nul n'a le droit d'être indifférent au sort d'Israël et du peuple Juif" déclare ainsi Nicolas Sarkozy qui poursuit :
Le mot identité ne m'a jamais fait peur.
Un peuple qui n'a pas d'identité n'a rien à partager. La première liberté d'un peuple, c'est de revendiquer son identité.
L'identité n'est pas un fardeau, c'est une liberté.
Autre citation de Nicolas Sarkozy, ce mercredi, un an après sa défaite :
La vie m'a enseigné qu'il est jamais trop tard pour agir. Il y a tant de gens qui parlent, qui s’enivrent de paroles et qui n'agissent jamais.
Voici le programme mis en ligne par la faculté.

Quelques journalistes français sont avec Nicolas Sarkozy en Israël, dont Caroline Delage d'Europe 1 et Grégory Philipps un reporter de Radio France, qui live-tweete et met en ligne une photo de son diplôme :
Nicolas Sarkozy a un nouveau diplôme #Israel#Netanyatwitter.com/gregphil/statu…
— philipps grégory(@gregphil) 22 mai 2013Sarkozy a #netanya#Israeltwitter.com/gregphil/statu…
— philipps grégory(@gregphil) 22 mai 2013
In ! #Sarkozy#netanya#israel#diplometwitter.com/gregphil/statu…
— philipps grégory(@gregphil) 22 mai 2013
Après 1h30 de negos, quelques médias français autorises a couvrir la remise du diplôme du collège de Netanya a #Sarkozy#israel
— philipps grégory(@gregphil) 22 mai 2013
In !! #Sarkozy#Israel#netanyatwitter.com/carolinedelage…
— Caroline Delage (@carolinedelage) 22 mai 2013
Christian Huault, de Nice Matin, met lui aussi en ligne des photos où l'on peut voir Christian Estrosi, député-maire UMP de Nice (ville jumelée avec Netanya) en coulisses, avec Nicolas Sarkozy :
Nicolas Sarkozy et Christian Estrosi à Natanya... twitter.com/ChristianHUAUL…
— Christian HUAULT (@ChristianHUAULT) 22 mai 2013
Caroline Delage note que la maire de la ville note "un avenir extrêmement brillant"à Nicolas Sarkozy :
"Vs ne savez pas combien ns vs aimons ici! Ns vs suivons et vs predisons 1 avenir extremement brillant !" La maire de #netanya a #Sarkozy
— Caroline Delage (@carolinedelage) 22 mai 2013
Une visite qui est aussi l'occasion pour Nicolas Sarkozy, bien que son entourage s'en défende, d'afficher son soutien à Valérie Hoffenberg, la candidate UMP de la législative partielle des Français d'Europe du Sud, la 8e circonscription des Français de l'étranger, incluant huit pays dont l'Italie, Israël et la Turquie. Un scrutin provoqué par l'annulation de l'élection en juin dernier de Daphna Poznanski-Benhamou (PS) pour cause "d'irrégularités des comptes de campagne". Le vote est prévu les 26 mai et 9 juin.
A lire aussi sur Le Lab :
> Fin avril, à Montréal, il se réjouissait des difficultés de François Hollande
Michaël Bloch et Paul Larrouturou
COMME CLAUDE - Jean-Marc Ayrault a fait installer trois ruches dans le jardin de Matignon, comme l'avait fait Claude Bartolone, président de l'Assemblée Nationale.
Et pour que toute la France soit au courant, les services du premier ministre ont envoyé aux rédactions un communiqué de presse bleu-blanc-rouge qui sent bon le miel, ce mercredi 22 mai, peu après 21 heures :

[Bonus track] Pour ceux qui, comme nous, découvrent qu'il existe des ruches "à toit chalet", voici à quoi elles ressemblent :

REVOLUTION -Les anciens présidents n’ont pas leur place au sein du Conseil constitutionnel, expliquait récemment notre éditorialiste Olivier Duhamel. Une position similaire à celle d’Olivier Faure, députés PS proche de Jean-Marc Ayrault qui souhaitait un amendement et visait explicitement le cas de Nicolas Sarkozy.
Finalement, ce ne sera pas un amendement mais bel et bien une proposition de loi. Enregistrée le 17 mai au Palais Bourbon et portée par Bruno Le Roux, président du groupe PS à l’Assemblée, et Jean-Jacques Urvoas, président de la commission des lois, elle vise à "parachever la mutation" du Conseil constitutionnel en "véritable Cour constitutionnelle".
Cosignée par l’ensemble du groupe socialiste et apparentés, cette proposition de loi "tendant à réformer le Conseil constitutionnel" a été publiée, ce mercredi 22 mai, sur le site de l’Assemblée nationale.
L'UMP <3 LE CANARD ENCHAÎNÉ - L'ancien ministre Thierry Mariani, député UMP des Français de l'étranger, a frontalement reproché ce mercredi 22 mai à Pascal Canfin, ministre délégué EELV chargé du Développement, d'avoir renoncé à un voyage officiel au Mali, fin avril, pour protester contre l'expulsion d'un malien, à bord de l'avion qu'il devait emprunter.
Selon les informations du Canard Enchaîné mardi 30 avril, confirmées au Lab par son cabinet, le ministre avait en effet préféré rester à Paris, vendredi 26 avril, plutôt que d’embarquer sur ce vol régulier vers le Mali, où prenaient également place "deux policiers français" procédant à une expulsion.
Un mois plus tard, le député UMP Thierry Mariani revient sur cette visite et attaque, à l'occasion des questions au gouvernement de ce mercredi 22 mai.

"Au moment d'embarquer, vous avez pris la décision d'annuler ce déplacement où vous deviez représenter la France" reproche-t-il à Pascal Canfin.
Et Thierry Mariani poursuit :
Vous avez refusé catégoriquement de voyager dans un avion à destination de Bamako ne voulant pas accepter la présence à bord d'un passager malien qui faisait l'objet d'une mesure de reconduite à la frontière après simplement avoir purgé huit ans de prison pour viol aggravé et braquage à main armée.
En agissant de la sorte, vous avez remis en cause l'application des lois de la République ce qui est inacceptable pour un ministre.
La presse rapporte que vous avez eu un cas de conscience.
Autrement dit par acquis de conscience vous seriez prêt à refuser l'expulsion d'individus dangereux afin de garder sur notre territoire un violeur d'enfant.
Votre cas de conscience va-t-il jusqu'à penser aux victimes ?
Votre attitude est totalement inadmissible.
Vous vous désolidarisez ouvertement de la politique affichée par votre gouvernement.
Le député de l'opposition conclut en demandant sa tête :
Avez-vous toujours, avec votre cas de conscience, votre place au gouvernement ?
"Merci pour votre question subtile, monsieur le député" lui répond du tac-au-tac le ministre visé qui refuse de répondre :
Puisque vous évoquez le cas de conscience, moi je vais vous en renvoyer un. [Huées sur les bans de la droite]
Qui a supprimé des crédits de développement pour mener des politiques de santé, d'éducation, au Mali ? Vous ! Pourquoi ? Parce que vous aviez lié les politiques migratoires et les politiques de développement. [...]
Nous avons, avec Manuel Valls, en plein accord avec lui, nous avons déliés ce que vous avez honteusement liés.[...]
Vous avez privé les maliens de plusieurs millions de crédits de développement à cause de votre politique qui est un vrai cas de conscience pour vous monsieur le député.

Pendant ce temps là, sur son banc, Manuel Valls, le ministre de l'Intérieur, est hilare.

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