Lelab Europe1                                                                                                                                                                      
           
     
       

Moi, je sais tweeter, moi

Elle tweete elle-même et elle a des choses à raconter. Invitée ce jeudi 23 mai de l'émission "Des clics et des claques", sur Europe 1, Michèle Delaunay, la ministre déléguée chargée des personnes âgées est longuement revenue sur sa pratique de Twitter, la tension à Matignon...

Michèle Delaunay (photo MaxPPP)
 

A ne pas rater

Nord-Kivu : Trierweiler à Genève jeudi prochain

Valérie Trierweiler, en janvier 2013, à Angers. (MaxPPP)

POINT AGENDA - Valérie Trierweiler sera le 30 mai à Genève, en tant qu'ambassadrice de la fondation France-Libertés, pour une intervention au siège des Nations-Unies sur les viols et les massacres qui se déroulent à l'est de la République démocratique du Congo (RDC), au Kivu .

 

Après une participation au Grand Journal de Canal Plus, fin mars, pour sensibiliser le grand public à la trisomie 21 et une "visite humanitaire" au Nord du Mali, mi-mai, celle qui accepte désormais qu'on la désigne comme "la Première Dame" a rendez-vous en Suisse pour une autre cause.

 

Selon les informations du Lab, l'ambassadrice de la Fondation Danielle-Mitterrand-France-Libertés sera jeudi 30 mai au Palais des Nations, à Genève, au siège européen de l'ONU, pour participer aux débats sur les violences sexuelles en RDC.

 

Une intervention à l'occasion de la 23ème Session du Conseil des Droits de l'Homme, co-organisée par la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme(FIDH), en présence de la mission permanente de la France auprès des Nations-Unies à Genève.

 

Le témoignage d'un médecin - envoyé par la fondation France-Libertés - rentrant du Nord-Kivu, un débat et la projection d'un film sur la situation sont également prévus.

 

Fin décembre 2012, la compagne du président de la République signait une tribune sur ce thème. Ce texte, intitulé "Au Kivu, on viole et on massacre dans le silence", était co-signé par Jacques Chirac, Robert Badinter, Yamina Benguigui, ministre déléguée à la Francophonie, Abdou Diouf, ancien président du Sénégal ou encore Muhammad Ali, le boxeur légendaire.

 

A lire aussi sur Le Lab : 

 

> Matignon fait remarquer que Valérie Trierweiler coûte moins cher à l'État que Carla Bruni

 

 

Jean-François a été vulgaire

Maxppp.

Ils étaient tous les deux membres du club très fermé des "mousquetaires". Des quadras chiraquiens aux dents longues comme l'épée de leurs héros. Des copains. Mais la guerre au sommet de l'UMP a sonné le début des hostilités entre Jean-François Copé et François Baroin.

 

Pain au chocolat, "racisme anti-blanc", un virage à droite qu'emprunte alors Jean-François Copé et qui ne plaît pas du tout au maire de Troyes. Des phrases "toxiques et dangereuses" selon lui. Jean-François Copé s'émeut de ces critiques publiques. A quelques proches, il confie qu'il trouve étonnantes de telles attaques alors qu'en décembre 2011, il l'invitait à son mariage.

 

Dans L'Opinion de ce jeudi 23 mai, François Baroin revient sur cet argument. Aucun regret pour l'ancien ministre de l'Economie, qui juge :

 

J'ai trouvé cela vulgaire.

 

Si jamais amitié il y a eu entre les deux hommes, elle est bel et bien terminée. Bruno Le Maire le confirme à L'Opinion, interrogé sur François Baroin :

 

Sa haine pour Copé est impressionnante. C'est son moteur.

 

De la haine, et des divergences de vue sur la manière à adopter pour conduire l'UMP. Toujours selon l'Opinion, François Baroin prévoit de prendre à nouveau la parole publiquement la semaine prochain, pour faire entendre sa différence.

 

Rappelez-vous : après l'épisode du pain au chocolat, il présente ses excuses à la communauté musulmane en privé. En privé aussi, il tacle, les yeux dans les yeux le président de l'UMP. Lors d'une réunion en mars dernier, François Baroin lâche, sybillin, cette phrase à la figure du président du parti :

 

Tout le monde a vocation à être ancien président de l'UMP, dans deux, trois ou dix ans, y compris toi Jean-François !

 

Ma popularité augmente avec le chômage !

Le 2 avril 2013 à l'Assemblée (Maxppp).

C'est lui qui, chaque mois, a l'ingrate charge de dévoiler aux Français les chiffres du chômage. Et chaque mois, ils sont plus mauvais. Pourtant, alors que le président François Hollande et son Premier ministre Jean-Marc Ayrault subissent les foudres de l'opinion, Michel Sapin passe entre les gouttes. Paradoxe.

 

En novembre 2012, Michel Sapin est sous la barre des 50% au baromètre Ifop publié chaque mois par Paris-Match. Il pointe à 48% d'opinions positives. Deux mois plus tard, le chômage passe de 10,5 à 10,8% de la population active. Michel Sapin passe la barre des 50% d'opinions positives: il pointe à 52% de satisfaits.

 

Léger trou d'air en février 2013, mais à partir de mars 2013, le "paradoxe Sapin" prend de l'ampleur. Alors que le chômage passe la barre des 11%, le ministre du Travail voit sa popularité bondir à 55%. Même bon résultat dans l'opinion le mois suivant. Les statistiques du chômage dressées par l'Insee ne sont pas encore disponibles, mais tout porte néanmoins à croire que le chômage va continuer d'augmenter.

 

Au mois de mai 2013, Michel Sapin s'envoleà 60% d'opinions positives. Les plans sociaux font pourtant toujours la une des journaux, mais il reste le deuxième ministre le plus populaire derrière Manuel Valls.

 

Pourtant, selon Frédéric Dabi, qui est en charge du baromètre de l'Ifop, la cote de popularité des ministres n'est pas forcément à indexer sur leurs performances dans leur domaine d'activité :

 

Peut-être qu'il y a une question d'attribution de la situation. Ce sont plus Hollande et Ayrault qui sont vus comme les responsables du chômage.


Est-ce que tous les Français font le lien avec Sapin ? Pas sûr.

 

Une popularité qui, selon Frédéric Dabi, peut s'expliquer par une forte présence médiatique. Selon les compteurs du Lab, Michel Sapin est en effet régulièrement sur le podium des champions de matinale, comme au mois d'avril 2013.

 

Au vu de ce paradoxe, le désaveu de l'opinion pour Michel Sapin viendra peut-être d'une promesse tenue. Si le ministre du Travail parvient en effet à inverser la courbe du chômage d'ici la fin de l'année, sa popularité risque d'en prendre un coup.

"Un panda m'a sauté dessus"

Capture d'écran La Nouvelle République

C'est une expérience étonnante qu'a raconté le 22 mai Valéry Giscard- d'Estaing, au forum Loir-et-Cher 2020, comme le rapporte la Nouvelle République.

 

L'ancien président de la République confie qu'il s'est fait "sauter dessus" par un panda dans les années 1970. 

 

Ma fille se trouvait en stage au zoo de Vincennes, où des pandas avaient été envoyés au Président Pompidou. J'ai voulu entrer dans leur cage pour prouver le courage d'un Président de la République. Dans la seconde, un panda m'a sauté dessus. On est venu me tirer de ses griffes, mais imaginez ce qu'eurent été les commentaires si j'avais été terrassé… 

 

Voir la vidéo:

 

 

 

A lire aussi sur Le Lab : Pour Valéry Giscard d’Estaing, la France "passe son temps à aller d’une vacance à une autre"

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Le FN et la mosquée : ratisser large

Marine Le Pen. (Maxppp)

Notre éditorialiste Olivier Duhamel relève que le Front national lui aussi sait adopter des attitudes diversifiées.

Les anti-fédéralistes menacent l'UMP

WOSTOK PRESS/MAXPPP

La droite populaire a menacé le 22 mai l'UMP d'une scission aux Européennes si l'UMP adopte le projet de fédération franco-allemande, une idée proposée par le courant humaniste de l'UMP animé par Jean-Pierre Raffarin et Luc Chatel.

 

Cette initiative iritte les membres de la droite populaire. Huit députés dont Philippe Meunier, Lionnel Luca, Jacques Myard signent le 22 mai un communiqué commun: 

 

Les déclarations fédéralistes entendues récemment, si elles étaient retenues par l'UMP dans le cadre de son projet européen, rendraient problématique la constitution d'une liste unique aux prochaines élections européennes de 2014.

 

Sur France inter ce 22 mai, Jean-Pierre Raffarin s'était dit inquiet d'un risque de division de l'UMP

 

Je suis inquiet de voir que la culture du débat n'est pas vraiment quelque chose qui est dans la nature de l'UMP. L'UMP est une famille diverse et elle doit le rester parce que si l'UMP éclatait, le FN serait en tête au premier tour.

 

L'UMP a été crée en 2002 par Jacques Chirac avec pour objectif d'unifier les différents mouvements de droite, en partie pour lutter contre le Front national.

 

Deux logiques s'affrontent à droite depuis le début de la création européenne. Les souverainistes qui ne veulent pas que la France abandonne ses prérogatives étatiques et les Fédéralistes qui veulent une France plus intégrée en Europe. Le combat d'aujourd'hui entre la droite populaire et les humanistes, n'est que le prolongement de ce combat cinquantenaire à l'intérieur de la droite. 

Pourquoi tu parles déjà de 2017 François ?

Michèle Alliot-Marie, fin avril. (MaxPPP)

L'ancienne ministre Michèle Alliot-Marie profite de sa liberté de ton retrouvée pour critiquer ouvertement la stratégie de son ancien premier ministre, François Fillon, dans une interview à Paris Match parue ce jeudi 23 mai.

 

Quand on lui demande pourquoi l'opposition n'est plus audible, MAM répond : 

 

L'intérêt collectif devrait primer.

François Fillon sera candidat en 2017, soit, mais qui peut dire ce qui se passera alors ?

Parler de la future présidentielle est prématuré, décalé.

Les électeurs attendent autre chose.

 

François Fillon a assuré début avril  à Tokyo qu'il serait candidat à la primaire UMP pour 2017 "quoi qu'il arrive"

 

[Bonus track] Le président de l'UMP en prend aussi pour son grade. L'auteur du livre Au cœur de l'État, ancienne patronne du RPR estime en effet dans la même interview à Paris Match que l'UMP de Jean-François Copé "doit travailler davantage. Arrêter de faire passer les questions de personnes avant les idées. Il est plus qu'urgent de mettre de côté les ego et les ambitions personnelles".

Un téléphone portable ? Non merci

Bertrand Delanoë, le 11 avril. (MaxPPP)

Ne lui demandez pas son 06. Le maire de Paris n'a pas de téléphone portable.

 

Bertrand Delanoë a fait passer une consigne à ses collaborateurs pendant ses deux mandats. La journée, il est joignable sur le téléphone fixe de son bureau. En cas de problème, à son domicile. Et en cas d'urgence, s'il ne répond à aucune des deux lignes, le maire de la capitable est accessible via son garde du corps ou son chauffeur, qui, eux, ont des téléphones portables.

 

Peut-on être un homme politique de premier plan et se passer de téléphone portable ? Paris Match écrit ce jeudi 23 mai qu'il "en avait emprunté un le temps de la constitution du gouvernement". Son  entourage conteste ce point et assure que "François Hollande sait parfaitement qu'il n'a pas de portable et connaît très bien son numéro, depuis 13 ans, qu'il est à la mairie de Paris."

 

"Ce n'est pas non plus un homme préhistorique : il a un ordinateur et une tablette" tient à pondérer ce collaborateur de l'édile socialiste qui espère que Anne Hidalgo lui succèdera.

 

A lire aussi sur Le Lab :

 

> Les petits conseils de Delanoë à Hollande

 

> Son offre de service

 

> 33% des Français considèrent qu'il ferait un bon ministre en cas de remaniement

A débattre

L'ingérence à géométrie variable de François Hollande

Capture d'écran Dailymotion

Ami de l'Allemagne, prudent et surtout sans velléité d'ingérence. le président de la République François Hollande s'est bien gardé d'exprimer ce 23 mai une quelconque préférence à Peer Steinbrück, candidat social-démocrate à quatre mois des législatives allemandes, au 150e anniversaire du SPD allemand.

 

Pendant la campagne présidentielle, le candidat PS François Hollande s'était agacé de l'interview commune entre d'Angela Merkel et Nicolas Sarkozy sur le plateau de France 2.

 

 

Ce jeudi à Leipzig, François Holllande a tenu à préciser qu'il était présent pour témoigner de la "force de l'amitié" entre la France et l'Allemagne mais aussi en tant que "socialiste".

 

Ma présence est une nouvelle force de l'amitié entre nos deux pays. (...) Je suis ici comme président de la République, mais aussi comme socialiste.

  

Pas d'ingérence de l'Elysée dans les élections d'autres pays en Europe? Vraiment? A quelques jours des élections italiennes en février 2013, le président Français François Hollande s'était fendu d'une vidéo de soutien au candidat du Parti démocrate (PD) italien Pier Luigi Bersani.

 

 

Ce soutien avait été plutôt discret puisqu'il ne figurait sur aucun agenda officiel et n’a fait l’objet d’aucune diffusion par l’Elysée.

 

Le 4 mars 2012, sur le plateau de France 3, le candidat PS avait lancé, en référence à l'interview Sarkozy-Merkel de février:

 

"C’est le peuple français qui va décider de son avenir.

 

Ce ne sont pas des dirigeants européens, que je respecte par ailleurs, qui doivent peser sur la décision du peuple français.

 

Nous sommes une grande nation, nous sommes un grand pays, qui ne se fait pas commander ses choix par des chefs d’Etat et de gouvernement amis mais extérieurs à notre démocratie […].

 

Les politiques pleurent la mort de Moustaki

Georges Moustaki, le 27 août 2008 (Maxppp).

Georges Moustaki, grand nom de la chanson française, est décédé dans la nuit du 22 au 23 mai. Sur Twitter, les politiques rendent hommage au chanteur. A leur façon. Le Lab vous sélectionne leurs réactions.

 

> Le plus poétique :

 

Christiane Taubira est une passionnée de poésie. Lors des débats sur le mariage gay, elle a cité à plusieurs reprises de nombreux poètes. Cette fois-ci, elle cite Eluard pour saluer sa mémoire :

 

 

Visiblement connaisseuse, la Garde des Sceaux appelle Georges Moustaki "Milord" car il est l'auteur de la célèbre chanson du même nom d'Edith Piaf.

 

> Le plus local :

 

Georges Moustaki vivait à Paris mais est mort à Nice, et certains l'ont bien remarqué. Comme le député des Alpes-Maritimes, qui prend soin de préciser que c'est dans la ville dont il est également conseiller municipal, que Georges Moustaki est décédé :

 

 

Dominique Bertinotti elle aussi, tweete "local". L'ancienne maire du 4e arrondissement de Paris se souvient de cet habitant de l'île Saint-Louis, qu'il lui arrivait de croiser :

 

 

 

> Le tweet du souvenir  :

 

Ce n'est un secret pour personne: Georges Moustaki était un chanteur de gauche. Lors de la présidentielle de 2012, il avait voté Philippe Poutou, candidat du NPA. Mais le chanteur était aussi proche des communistes, comme le rappelle Pierre Laurent, secrétaire national du parti :

 

 

 

> Le tweet de la lutte :

 

Le coeur de Georges Moustaki s'est arrêté mais la lutte, elle, continue. C'est en substance ce que tweete Jean-Luc Mélenchon :

 

 

 

 

> Le tweet "Vous connaissez les paroles ?" :

 

Cécile Duflot écoute les chansons de Georges Moustaki, et le fait savoir. Elle cite à l'occasion un passage de la chanson Le Facteur :

 

 

Or, dans la chanson, les chemins sont "fleuris" et non pas "bordés" de rose et de jasmin.

 

> Le tweet en V.O... râté :

 

Autre légère erreur, celle de l'ancien ministre Maurice Leroy :

 

 

 

 

La chanson de Georges Moustaki étant "Humbly he came", au passé, et non pas "Humbly he come" au présent (auquel cas il aurait fallu rajouter un -s à "come").

"Je ne suis pas sûre de manifester le 26 mai"

IP3 PRESS/MAXPPP

Et si Frigide Barjot, égérie autoproclamée de la "Manif pour tous", n'assistait pas à la manifestations du 26 mai? C'est l'hypothèse qu'elle a glissée ce 23 mai au micro de Radio Notre-Dame, et qu'elle a confirmée au Lab.

 

Interrogée par Le Lab, Frigide Barjot explique:

 

Je ne suis pas sûre d'assister à la manifestation du 26 mai. J'ai reçu trop de menaces de mort, de la part de l'extrême-droite. J'appelle à l'apaisement, dans la diversité et l'unité.

 

Depuis le suicide de Dominique Venner, Frigide Barjot dit, en effet avoir reçu des menaces et des intimidations. La porte-parole du mouvement "La Manif pour tous" avait critiqué le geste de cet opposant au mariage homo, proche du "Printemps Français".

 

Sur RTL le 21 mai, elle avait déclaré après le geste de cette figure de l'extrême-droite:

 

"C'est un dérangement d'aller faire un acte aussi violent et grave devant un autel ! (...)Son parcours n'était visiblement pas forcément vers la compréhension de l'évolution de la société. (...) Il était assez raciste d'après ce que j'en sais. Le changement de civilisation, nous le voulons dans un autre sens, dans la paix et la joie".

 

Frigide Barjot annoncera sa décision finale le 24 mai, lors d'une conférence de presse. Elle dit attendre des "garanties de la police", avant de donner son choix.

 

La schizophrénie du PS sur Christine Lagarde

Christine Lagarde. (Reuters)

DOUBLE DISCOURS - Le vent tourne. Prompts à dénoncer l’arbitrage rendu par Christine Lagarde dans l’affaire Tapie lorsqu’elle était ministre de l’Economie de Nicolas Sarkozy, les socialistes sont aujourd’hui beaucoup plus mesurés.

 

Alors que la directrice générale du FMI est entendue ce jeudi 23 mai par la Cour de justice de la République, la majorité tient un double discours. Un double discours dans lequel l’ancienne ministre UMP est attaquée et l'actuelle patronne du FMI protégée.

 

Ainsi, Bruno Le Roux, patron des députés socialistes, ce 23 mai, sur i>Télé, a vanté le travail de Christine Lagarde à la tête de l’institution internationale :

 

Madame Lagarde a de hautes responsabilités qu’elle assume parfaitement. On peut soutenir Christine Lagarde pour le travail qu’elle fait au FMI mais la nomination ne vaut pas excuse pour ce qui a été fait en France.

Et d’ajouter :

 

La France a-t-elle été lésée ? C’est à cette unique question qu’il faut répondre.

Même son de cloche chez Marisol Touraine, invitée de la matinale de LCI, pour qui "la seule préoccupation du gouvernement est de s’assurer que les intérêts de l’Etat n’ont pas été lésés".

 

Ainsi, "c’est au regard de la procédure qui s’engage que le gouvernement décidera, ou non, d’être partie civile dans la procédure".

 

Porte-parole du gouvernement, Najat Vallaud-Belkacem ne dit pas autre chose. Sur BFM TV, la ministre a ainsi insisté sur le fait que Bercy envisageait un recours seulement "s'il ressortait de la procédure en cours que l'arbitrage avait été rendu dans des conditions empreintes de fraude".

 

Si l’exécutif se montre plus frileux dans sa dénonciation de l’arbitrage que lorsque le PS était dans l’opposition, c’est parce qu’après "le départ tonitruant de Dominique Strauss-Kahn du FMI au printemps 2011, une nouvelle affaire mettant en cause la crédibilité d’une des plus hautes personnalités françaises sur la scène internationale serait des plus inappropriés", selon le Parisien de ce jeudi. Une crainte bien présente à l’Elysée qui a, selon le Monde daté du 23 mai, confirmé à la patronne du FMI le soutien de François Hollande.

 

C’est pourquoi Pierre Moscovici maintient sa confiance en la patronne du FMI, même s’il se réserve la possibilité de se constituer partie civile. Le 5 mai, sur Europe 1, le patron de Bercy déclarait ainsi :

 

Elle fait un très bon travail au FMI et elle a toute la confiance du gouvernement.

Christine Lagarde, ex-ministre UMP de l'Economie, a commencé jeudi matin à s'expliquer devant la cour de justice de la République sur la décision de l'Etat de recourir à un tribunal arbitral pour solder le litige avec Bernard Tapie après la vente d'Adidas. Ce tribunal avait octroyé 285 millions d'euros à Bernard Tapie (400 millions avec les intérêts).