100 ans plus tard, Mélenchon reproche aux États-Unis d’avoir mis du temps à s’engager dans la Première Guerre mondiale

Publié à 09h59, le 05 juillet 2017 , Modifié à 10h05, le 05 juillet 2017

100 ans plus tard, Mélenchon reproche aux États-Unis d’avoir mis du temps à s’engager dans la Première Guerre mondiale
Jean-Luc Mélenchon.
Image Sébastien Tronche


COLD CASE - Jean-Luc Mélenchon est soit très très rancunier, soit très très vieux. Car même un siècle plus tard, le patron des députés de la France insoumise en veut toujours aux Etats-Unis d’avoir tergiversé avant de s’engager aux côtés de la France dans la Première Guerre mondiale contre l’Allemagne.

Interrogé ce mercredi 5 juillet sur BFMTV sur l’invitation, acceptée, de Donald Trump à assister au défilé du 14 juillet sur les Champs-Élysées, le député marseillais et Jean-Jacques Bourdin ont eu cet échange surprenant en 2017 nous ramenant un siècle en arrière :

- Jean-Luc Mélenchon : Il y a aussi le roi du Maroc qu’on pourrait inviter. On pourrait inviter…

- Jean-Jacques Bourdin : Il y a une commémoration : l’entrée en guerre des États-Unis lors de la Première guerre mondiale…

- Jean-Luc Mélenchon : Hmm, ils ont pris du temps pour entrer en guerre.

- Jean-Jacques Bourdin : D’accord, m’enfin, ils sont entrés en guerre.

- Jean-Luc Mélenchon : Oui, bravo, très bien.

Le double candidat à la présidentielle, qui aurait rêvé de s’asseoir sur le siège de Jean Jaurès dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale, fait référence à l’entrée en guerre tardive, en 1917, des États-Unis lors de la guerre de 14-18, permettant la victoire des Alliés sur l’Allemagne.

Sur le fond de l'invitation de Donald Trump par Emmanuel Macron pour le 14 juillet, s’il assure ne pas être "le choqué permanent", Jean-Luc Mélenchon ne comprend pas l’invitation de ce "personnage" qu’il qualifie de "violent" et "d’irresponsable" :

On invite monsieur Trump. Monsieur Trump est un personnage, un président des États-Unis d’un genre tout à fait spécial. C’est un des plus agressifs, un des plus violents qu’il y ait eu depuis longtemps, un des plus irresponsables. Je ne vois pas quel est l’intérêt d’inviter cet homme à voir défiler les troupes françaises le 14 juillet.

Car pour lui, "c’est un signal d’inféodation à l’OTAN que je n’approuve pas. C’est un encouragement donné à cet homme".

Le 28 juin, sur Europe 1, Jean-Luc Mélenchon avait estimé que Donald Trump n'était "pas le bienvenu" pour le 14 juillet tout en ajoutant, diplomate, que, puisqu'il sera là, "on l’accueillera dignement, parce qu'il est le président des États-Unis d'Amérique". Et puis ce sera l'occasion de lui rappeler que son pays a quand même mis un peu de temps avant de s'engager dans la Première Guerre mondiale.

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