Caroline de Haas, ancienne porte-parole d'Osez le féminisme et ex-conseillère de Najat Vallaud-Belkacem, quitte le Parti socialiste

Publié à 14h21, le 10 avril 2014 , Modifié à 14h30, le 10 avril 2014

Caroline de Haas, ancienne porte-parole d'Osez le féminisme et ex-conseillère de Najat Vallaud-Belkacem, quitte le Parti socialiste
Caroline de Haas avec Najat Vallaud-Belkacem en août 2012. Elle est alors sa conseillère au ministère des Droits des femmes. © Maxppp

Elle a été la porte-parole du féminisme à gauche. Caroline de Haas publie sur Mediapart ce 10 avril une lettre ouverte au Parti socialiste pour expliquer sa démission : "Pourquoi je quitte le Parti socialiste".

Secrétaire générale de l'Unef (union nationale des étudiants de France) jusqu'en 2009, porte-parole de l'association Osez le féminisme jusqu'en 2011, passée par la communication de Benoît Hamon, puis conseillère de la ministre des Droits des femmes Najat Vallaud-Belkacem jusqu'en mai 2013, Caroline de Haas explique rendre sa carte après treize ans de militantisme :

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Nous avons cessé ce combat. La liste de nos renoncements est si longue ces derniers mois que cela donne le tournis. Au lieu de construire un rapport de force et de nous dégager des marges de manœuvres politiques et économiques pour mieux répartir les richesses, nous avons – presque méticuleusement – remis en cause nos fondements politiques.

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Caroline de Haas estime également que la majorité "a fait reculer la gauche" et dresse la liste de ses erreurs : parler de coût du travail au lieu de "richesse", capitulation devant des "ultra-conservateurs minoritaires", validation d'une réforme des retraites contre laquelle la gauche s'était battue avant d'être au pouvoir, mise en place d'un pacte de responsabilité "qui demande aux salariés de financer des exonérations pour les entreprises sans aucune contrepartie".

Elle reproche également au PS de n'avoir "même pas essayé de faire bouger la table", quitte à ne pas la renverser.

Elle conclut :

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Je vais donc aller construire la gauche ailleurs et participer comme je peux à préparer une alternative au chemin politique que vous avez décidé d’emprunter.

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