Denis Baupin, vice-président de l'Assemblée, se trompe dans un vote et lâche un gros juron en présidant la séance

Publié à 20h41, le 01 juillet 2014 , Modifié à 20h42, le 01 juillet 2014

Denis Baupin, vice-président de l'Assemblée, se trompe dans un vote et lâche un gros juron en présidant la séance
Denis Baupin. © Captures LCP.
Image Paul Larrouturou


BIZUTAGE - Présidant laborieusement une séance à l'Assemblée Nationale, Denis Baupin, vice-président de l'Assemblée, se trompe dans l'énoncé d'un vote, s'excuse, refait voter et s'exclame au micro "Putain de m...".

Denis Baupin, député écologiste de Paris, a la lourde tache de présider les débats, ce mardi 1er juillet, du projet de loi de financement rectificative de la sécurité sociale. PLFRSS de son petit nom.

Après avoir affronté les cris de l'opposition qui souligne bruyamment que les amendements des projets de loi ne sont pas arrivés dans l'hémicycle en temps et en heure, Denis Baupin s'apprête à faire voter pour ou contre l'amendement 55.


L'amendement 55, présenté par monsieur Vercamer [député UDI du Nord, ndlr] et un certain nombre d'élus, un avis favorable de la commission et du gouvernement. Quels sont ceux qui sont pour ?

La gauche de l'hémicycle lève la main comme un seul homme.




Rectificatif immédiat de Denis Baupin :

J'ai fait une erreur. J'ai fait une erreur. Excusez moi. L'amendement 55, je reprends, qui a un avis défavorable de la commission et défavorable du gouvernement.

Toute la droite de l'hémicycle se moque.




Certains députés scandent "Bartolone, Bartolone, Bartolone!" Puis toute la gauche vote contre.




L'amendement est rejeté. Et le président de séance lâche devant le micro :

Putain de m....

"Revenir sur un vote qui était acquis à l'Assemblée, c'est du jamais vu", s'étonne Christian Jacob, président du groupe UMP.

Clou du spectacle, le député écologiste Noël Mamère demande une suspension de séance alors qu'il n'en a pas le pouvoir.

Une vidéo isolée par LCP. La boulette présidentielle est à regarder vers 2 minutes 40 :



Du rab sur le Lab

PlusPlus