Départementales : Nicolas Dupont-Aignan dit subir des "pressions très fortes" et s'en prend à Georges Tron, Serge Dassault et au Figaro

Publié à 17h42, le 04 février 2015 , Modifié à 17h44, le 04 février 2015

Départementales : Nicolas Dupont-Aignan dit subir des "pressions très fortes" et s'en prend à Georges Tron, Serge Dassault et au Figaro
Nicolas Dupont-Aignan © PATRICK KOVARIK AFP

#JeNeSuisPasSerge - À un moins et quelques des départementales, Nicolas Dupont-Aignan vit un véritable "enfer". C'est son expression, relayée par Challenges du jeudi 5 février.

Si le président de Debout la France est en proie à de gros tracas, c'est parce qu'il dit subir "des pressions terribles" pour retirer les candidats de son parti dans le département de l'Essonne. Des pressions qui ont une origine, assure l'ancien candidat à l'élection présidentielle. Cité par l'hebdomadaire, il vise nommément un autre élu de l'Essonne, le sénateur UMP Serge Dassault. Il dit :

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Tout ce joli monde est soutenu par Serge Dassault et le Figaro, dont il est propriétaire.

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Contacté par le Lab, Nicolas Dupont-Aignan trouve "un peu excessifs" les propos qui lui sont prêtés par Challenges. Il reconnait pourtant qu'il a fait l'objet de "pressions très fortes", "disons pas mal d'appels ici ou là".

Il ajoute :

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Je ne céderai pas et je présenterai quelqu'un devant Georges Tron. Tout cela est lié au conflit très fort entre l'UMP et Debout la France dans l'Essonne. De plus en plus de de gens en ont marre d'avoir à la tête de l'UMP dans le département un homme qui est renvoyé aux assises pour ce que l'on sait. Personne ne dit qu'il est coupable mais il devrait se mettre en retrait.

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NDA ajoute que son parti sera présent dans six cantons de l'Essonne, dont celui de Georges Tron. "Depuis qu'on l'a annoncé, il est dans tous ses états", raconte-t-il. "Mais je ne cèderai à aucune pression d'où qu'elles viennent. Ils jouent la terreur. Ça suffit !"

Mi-décembre 2014, Georges Tron a été renvoyé aux assises pour viols et agressions sexuelles. Mi-janvier, l'ancien secrétaire d'État à la Fonction publique avait salué Serge Dassault dans un discours. "Je veux d'abord saluer Serge Dassault, un ami fidèle qui connaît lui aussi son lot de difficultés [mis en examen pour achats de voix à Corbeil-Essonnes, NDLR] tout aussi injustes et invraisemblables", avait déclaré Georges Tron, cité par le Parisien.

Fin janvier, Nicolas Dupont-Aignan a annoncé le ralliement à Debout la France de Philippe Olivier, époux de Marie-Caroline Le Pen et donc beau-frère de Marine Le Pen. Philippe Olivier se présentera aux départementales dans le canton de Draveil face, entre autres, à Georges Tron.

Du rab sur le Lab

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