Football et dentifrice : les surprenantes métaphores de Nicolas Sarkozy

Publié à 07h03, le 22 octobre 2014 , Modifié à 07h03, le 22 octobre 2014

Football et dentifrice : les surprenantes métaphores de Nicolas Sarkozy

METAPHORES – Nicolas Sarkozy était, mardi 21 octobre, jour de son meeting à Nice durant lequel il a tenu un discours très ferme sur l'immigrationface aux lecteurs de Nice-Matin. "Huit lecteurs et lectrices originaires du Var et des Alpes-Maritimes ont interrogé l’ex-chef de l’Etat", écrit le quotidien régional alors que l’ancien président a usé de diverses métaphores, surprenantes, pour expliquer comment il voyait la politique.

>> Dentifrice

Aussi, pour Nicolas Sarkozy, "la politique, c’est comme le dentifrice", a-t-il expliqué aux lecteurs du quotidien régional :

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La retraite à 60 ans, je l’ai remise en cause. On est passé de 60 à 62 ans. Deux ans de plus, sans un centime de plus. Il aurait fallu faire plus ? On risquait un blocage, des gens dans la rue. Il peut y avoir des violences. Ce n’est pas une question de courage politique.

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Et de poursuivre :

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Etre chef de l’Etat, c’est aussi avoir le sens des responsabilités, sentir jusqu’où on peut aller. La politique, c’est comme le dentifrice. C’est facile à faire sortir mais pour le faire re-rentrer, c’est plus difficile.

"

Une métaphore pas forcément des plus compréhensibles. Parlait-il de lui-même et de son retour dans l'arène politique ?

>> Footpolitique

Interrogé également sur l’opportunité d’un gouvernement d’union national, une sorte de requête qui revient régulièrement dans le débat politique, Nicolas Sarkozy a cette fois-ci utilisé une métaphore #footpolitique pour montrer son opposition à une telle union.

Aussi ce fan invétéré du PSG lâche-t-il :

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Un gouvernement d’union nationale. Mais pour faire quoi? Quel projet ? Vous pouvez mettre la moitié du PSG et la moitié du Barça… ça vous fait une feuille de match, pas un système de jeu.

"

Une phrase à mettre en parallèle avec une partie de son meeting niçois. Accusant MArine Le Pen d'avoir fait, en 2012, "la courte-échelle" à François Hollande, Nicolas Sarkozy a également pointé la responsabilité de François Bayrou. Une manière également d'attaquer Alain Juppé, le maire UMP de Bordeaux et candidat déclaré à la primaire. "Dans le désastre actuel, Marine Le Pen a une responsabilité... Monsieur Bayrou aussi", a-t-il lancé.

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