"Fronde honteuse et suicidaire" : ça chauffe entre députés socialistes en marge de la réunion de groupe

Publié à 13h23, le 17 juin 2014 , Modifié à 13h31, le 17 juin 2014

"Fronde honteuse et suicidaire" : ça chauffe entre députés socialistes en marge de la réunion de groupe
Jean-Marc Germain, l'un des députés socialistes frondeurs. © Maxppp

BONNE AMBIANCE - Les frondeurs commencent à en énerver sérieusement certains parmi les députés socialistes. Ce 17 juin, c'est Jean-Marc Germain, monsieur Hidalgo à la ville et ex-bras droit de Martine Aubry, l'un des frondeurs les plus exposés médiatiquement, qui suscite le courroux de ses camarades, qui ne se privent pas de le faire savoir publiquement sur Twitter.

Ce 17 juin au matin a en effet eu lieu la réunion du groupe PS au cours de laquelle, selon la méthode imposée par le président du groupe, Bruno Le Roux, les députés présents devaient s'accorder sur la position à défendre, ce jour-là quant au budget rectificatif 2014. Concrètement, les amendements - ceux des frondeurs comme ceux proposés par le groupe - sont portés au vote lors de cette réunion. En fonction des résultats, le groupe est ensuite supposé porter une position commune. C'est là que Jean-Marc Germain a commencé à agacer ses collègues.

Le frondeur a en effet tweeté que "146 députés sur 292 ont soutenu les amendements proposés par le président du groupe socialiste", laissant ainsi entendre que Bruno Le Roux n'avait le soutien que de la moitié des parlementaires.

Une information partielle s'il en est puisque l'intégralité des parlementaires était loin d'être présente en réunion de groupe ce mardi. Selon le député PS Dominique Lefebvre, 171 étaient présents. Ce qui ramène à 25 le nombre de frondeurs.

Ce que n'ont pas manqué de faire remarquer des collègues socialistes à Jean-Marc Germain, avec parfois des mots très durs. Ainsi de Florent Boudié qui parle d'une fronde "honteuse et suicidaire" et conseille de "quitter le groupe" :

Ou de Christophe Castaner qui dénonce une "malhonnêteté intellectuelle" :

Et de Luc Belot, dans la même veine :

Face à ces reproches, Jean-Marc Germain a fait son "mea culpa" :

Du rab sur le Lab

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