Gérard Collomb invité incontournable des chaînes d'information en ce jour de remaniement

Publié à 16h32, le 25 août 2014 , Modifié à 16h35, le 25 août 2014

Gérard Collomb invité incontournable des chaînes d'information en ce jour de remaniement
© Montage Le Lab

Bien sûr, il répète à qui veut l'entendre qu'il n'est candidat à rien. Mais il est par-tout. Gérard Collomb, maire socialiste de Lyon, se fait plutôt rare dans les médias d'habitude. Mais ce 25 août, il fait la tournée des popotes.


Gérard Collomb commence sa journée bon pied bon oeil sur RMC. Huit heures et quelques, le sénateur-maire de Lyon ne sait pas encore que Manuel Valls s'apprête à annoncer la démission de son gouvernement. Invité de Jean-Jacques Bourdin, celui-ci fait subtilement comprendre qu'il est pour une sortie d'Arnaud Montebourg et Benoît Hamon du gouvernement :


Le problème, ce n'est pas la sanction, c'est le fait que lorsqu'on appartient à un gouvernement, on est solidaire. A l'époque, il y avait quelqu'un comme Chevènement qui disait qu'un ministre ça ferme sa gueule ou ça démissionne. Je crois que c'est une question d'éthique des uns et des autres. 



Je serais à leur place, je démissionnerais, oui. Je n'aurais d'ailleurs même pas adhéré à ce gouvernement. Ce gouvernement a été constitué sur une ligne claire, avec une politique de l'offre, qui permette de rétablir la santé de notre économie. Si on n'est pas d'accord, on ne rentre pas dans le gouvernement. 

Quelques heures plus tard, c'est sur son blog que le maire socialiste de Lyon, qui n'a jamais fait partie d'un gouvernement, commente le remaniement. "Conséquence logique" des débordements d'Arnaud Montebourg et Benoît Hamon selon lui, Gérard Collomb ne dit toujours pas si un poste de ministre l'intéresse.

A 15h30, Gérard Collomb fait son apparition sur BFM TV. Il défend alors la nouvelle politique économique du gouvernement, tresse des louanges au pacte de responsabilité, et botte en touche lorsqu'on l'interroge sur ses propres ambitions gouvernementales :

Pour moi, le problème n'est pas de figurer dans le nouveau gouvernement, mais de savoir si on a une ligne politique juste. Je sais en tant que maire et président d'une grande agglomération, qu'aujourd'hui nous avons besoin de faire en sorte que nos entreprises retrouvent des marges. De manière à être compétitif sur le marché intérieur et à l'exportation. Je suis heureux aujourd'hui qu'une ligne ait été fixée. 

15h42, revoilà Gérard Collomb ! Sur iTélé cette fois-ci. Le maire PS de Lyon dit clairement qu'il souhaite un nouveau coup de barre à droite du gouvernement. Débarrassé de ses ministres les plus à gauche, le gouvernement Valls à venir n'augure que du bon à Gérard Collomb :

A un moment donné, si l'on veut être suivis, il faut faire un choix, et c'est comme cela que l'on peut entraîner derrière soi. Demain, un certain nombre de chefs d'entreprise qui s'interrogeaient sur la capacité à investir en France, vont être réconfortés. Et du coup, nous allons pouvoir faire des progrès. 

Bertrand Delanoë, autre poids lourd de la gauche n'ayant jamais été ministre, n'a en revanche accordé aucune interview ce 25 août.

Du rab sur le Lab

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