L'UMP Bruno Le Maire pointe la part de responsabilité de la droite dans la montée du FN

Publié à 08h30, le 09 février 2015 , Modifié à 10h00, le 09 février 2015

L'UMP Bruno Le Maire pointe la part de responsabilité de la droite dans la montée du FN
© AFP.

D’ordinaire, chacun rejette la faute sur l’autre camp quand il s’agit d’expliquer la montée du Front national. Mais parfois, le coupable est ciblé dans les défaillances de son camp. A gauche, Marie-Noëlle Lienemann tape bien sur son propre camp, expliquant la montée du FN par "l’échec de François Hollande et du gouvernement". A droite, Bruno Le Maire reconnaît lui aussi la part de responsabilité de son parti dans ce qu’il nomme "la progression inexorable du Front national".

Invité de RTL ce lundi 9 février, au lendemain du second tour de l’élection législative partielle dans le Doubs, le député UMP de l’Eure estime que "cette élection doit être un électrochoc pour l’UMP".

Et celui qui a candidaté pour la présidence de l’UMP face à Nicolas Sarkozy de pointer la part de responsabilité qui incombe au parti de la rue de Vaugirard. Il développe :

C’est reconnaître que depuis 30 ans, 40 ans, nous n’avons pas fait le travail qu’attendaient les Français. Nous n’avons pas résolu leurs problèmes. Nous avons dégradé la parole politique à force de renoncements, de contradictions, de grandes déclarations jamais suivies d’effets pour combattre le chômage. Il faut que la parole politique retrouve sa crédibilité, c'est la première manière de combattre le Front national.

Est-ce à dire que l’UMP a été trop conciliante avec le parti de Marine Le Pen ? "Pas assez de combativité", rétorque Bruno Le Maire, qui avait pris parti pour le "ni-ni", ni FN, ni PS. Il ajoute :

Il y a une progression qui semble inexorable du FN. Elle nous a fait perdre 2012, elle nous fait perdre cette élection législative, nous menace pour les départementales et les régionales et peut encore plus nous menacer pour les élections nationales. Nous devons combattre avec beaucoup plus de force le FN que nous l’avons fait jusqu’à présent.

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