"La gauche peut mourir" : écologistes et frondeurs PS répondent à Manuel Valls

Publié à 10h23, le 17 juin 2014 , Modifié à 10h31, le 17 juin 2014

"La gauche peut mourir" : écologistes et frondeurs PS répondent à Manuel Valls
Cécile Duflot, Pascal Cherki et Jean-Marc Germain. © BFMTV, Maxppp, Europe 1

TU T'EMBALLES MANUEL - Alors que Manuel Valls met en garde les socialistes d'un danger de disparition de la gauche, l'ancienne ministre Cécile Duflot et deux députés socialistes lui répondent ce mardi 17 juin que ce risque n'existe pas.

Lors d'un discours devant le conseil national du Parti socialiste samedi 14 juin, dans une salle remplie notamment des frondeurs du parti, Manuel Valls a souligné le risque d'un second tour opposant la droite et le Front national en 2017, lançant ainsi : "Oui la gauche peut mourir."

"Ce qui m'interroge toujours c'est quand on dit ça et qu'on est au pouvoir", réagit ce mardi 17 juin Cécile Duflot, invitée de BFMTV. L'ancienne ministre du Logement dénonce "des grands mots" et assure que la gauche est immortelle :

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Je pense que de tous temps, un projet d'émancipation sociale, de justice, a existé. Quand il y a eu des dictatures, des moments très violents, la gauche a toujours eu la capacité - que ce soit en Amérique du Sud et en Europe - de renaître.

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"Cela veut dire qu'on est obligé de se dire qu'on est en partie responsables", conclut la députée écologiste, qui critique désormais ouvertement le gouvernement.

Quelques minutes auparavant, sur Europe 1, le député PS des Hauts-de-Seine, Jean-Marc Germain, l'un des leaders de la "fronde" au sein du groupe PS, "pense" que Manuel Valls "en fait trop" :

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La gauche était au plus haut de son histoire il y a deux ans, alors même qu'en 2009 on parlait d'un cadavre à la renverse... Elle avait réussi cela : elle ne va pas disparaître. Simplement, on a demandé des efforts et les résultats ne sont pas encore là. Je suis convaincu que, quand les résultats seront là, on pourra repartir.

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Pascal Cherki, député socialiste de Paris, figure de l'aile gauche du PS, cité par Libération (article payant) ce mardi 17 juin :

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Après nous avoir accusés d'hyperparlementarisme, ils nous font le coup de la mort de la gauche. La prochaine fois, ils vont nous menacer d'une météorite ou d'un tsunami.

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Comme le Lab l'a révélé, les députés socialistes ont déjà entendu le Premier ministre tenir ce discours. Deux jours après la victoire du Front national aux élections européennes, Manuel Valls lançait lors d'une réunion de groupe à l'Assemblée : 

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Nous devons avoir le souci de rassembler la gauche parce que le FN peut nous faire disparaître.

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Du rab sur le Lab

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