La théorie de la gravité, de la grosse boule et des petites, par Nicolas Sarkozy

Publié à 21h20, le 08 octobre 2014 , Modifié à 21h20, le 08 octobre 2014

La théorie de la gravité, de la grosse boule et des petites, par Nicolas Sarkozy
Nicolas Sarkozy à Toulouse ce 8 octobre © LA DEPECHE DU MIDI / THIERRY BORDAS / MAXPPP

En politique, il faut faire simple. Et, si possible, utiliser des expressions imagées. Nicolas Sarkozy l'a toujours compris, et applique la méthode en cette campagne pour la présidence de l'UMP, face aux militants. Il se trouvait à Toulouse, ce 8 octobre, et était notamment interrogé sur sa vision du parti qu'il veut voir succéder à l'UMP. Nicolas Sarkozy voit les choses en grand et veut créer "la plus vaste formation politique qu'on ait jamais vue". Pour ce faire, Nicolas Sarkozy utilise alors une image pour expliquer comment son futur parti sera force d'attraction. Une théorie qu'on baptisera "la théorie de la pelote". 


Voilà ce qu'il déclare aux militants :


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Mon idée c'est de faire le plus grand rassemblement possible en nous adressant à tous les Français, donc à tous les électeurs.



Je connais bien la règle de la gravité: la grosse boule attire les plus petites. Donc soyons attentifs à être le plus large, le plus fort, le plus grand rassemblement possible. Et je ne doute pas par la suite que tout le monde voudra y participer.

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Nicolas Sarkozy enchaîne sur une métaphore religieuse, rebondissant sur le terme "chapelle", habituellement utilisé pour désigner des mouvements au sein d'un même parti :

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Si on essaye d'additionner des petites boutiques, on ne remplira pas la cathédrale, on additionnera simplement des chapelles. Et ça ne donne pas une unité, ça ne donne pas un message. 

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Pour parler de façon plus politique, Nicolas Sarkozy dessine là l'anti-portrait de l'UDI. Il explique que c'est en bâtissant un grand parti de rassemblement que l'opposition pourra fédérer au-delà de son terrain électoral traditionnel.

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