Le député PS Jérôme Lambert décide de quitter le groupe socialiste à l'Assemblée

Publié à 18h18, le 11 mars 2014 , Modifié à 18h20, le 11 mars 2014

Le député PS Jérôme Lambert décide de quitter le groupe socialiste à l'Assemblée
Jerôme Lambert (Maxppp)

Un député de moins au groupe socialiste. S'il dit ne pas vouloir rendre sa carte du PS, Jérôme Lambert, député de Charente, annonce à la Charente Libre ce 11 mars qu'il va quitter le groupe du même nom pour rejoindre celui des Radicaux de gauche.

Depuis l'arrivée de la gauche au pouvoir, ce petit-neveu de François Mitterrand, encarté au Parti socialiste depuis 42 ans, s'est montré *très* critique à l'égard de son groupe.

Le député reproche au groupe PS de fonctionner de façon "trop monolithique" à cause des consignes de vote respectées à la lettre :

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Je n'en supporte plus l'ambiance. Ce groupe fonctionne de façon trop monolithique, c'est un rouleau compresseur. Sur trois-cent députés, il y en a toujours deux-cents qui sont prêts à voter comme un seul homme les décisions du gouvernement.

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Comme il l'expliquait encore au Lab il y a quelques semaines, le député s'est abstenu plusieurs fois depuis le début de mandature, notamment sur la question du non-cumul des mandats, mais s'est fermement opposé à une loi en particulier : celle relative au mariage pour tous. Il a pris l'habitude de préciser que c'est la question de la filiation qui lui a posé problème et non le mariage homosexuel en lui-même.

En mars 2013 puis en janvier 2014, il a également soutenu les mobilisations organisées par la Manif pour tous.

Jérôme Lambert explique à la Charente Libre rejoindre le groupe RRDP présidé par Roger-Gérard Schwartzenberg, "un copain de longue date", car "les radicaux sont ceux qui ont soutenu ma dernière candidature aux législatives avec le PS." Ce groupe s'était prononcé en grande majorité en faveur du mariage homosexuel, à l'exception de deux membres : Ary Chalus et Thierry Robert.

Le système parlementaire français rend tout à fait possible ce cas de figure. Certains députés encartés dans un parti s'inscrivent, et donc financent, un autre groupe parlementaire. C'est également souvent le cas des dissidents qui, privés de leur carte, rejoignent un autre groupe, proche de leurs idées. Le groupe RRDP compte par exemple un élu MoDem, Thierry Robert, mais aussi Olivier Falorni, tombeur de Ségolène Royal à La Rochelle et exclu du PS.

Avec ce départ, le groupe socialiste comptera 291 membres, apparentés compris. Les radicaux de gauche seront 17.

Du rab sur le Lab

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