Le numéro 3 sur la liste de Jérôme Lavrilleux demande son retrait de son mandat d'eurodéputé

Publié à 09h28, le 29 mai 2014 , Modifié à 09h49, le 29 mai 2014

Le numéro 3 sur la liste de Jérôme Lavrilleux demande son retrait de son mandat d'eurodéputé
© Maxppp

ll faut partir maintenant. Il était en troisième position sur la liste UMP du Nord-Ouest pour les européennes et, à cause du faible score de son parti, a perdu son siège d'eurodéputé. Jean-Paul Gauzès estime ce 29 mai au micro de RMC que sa tête de liste, Jérôme Lavrilleux, désormais eurodéputé mais aussi premier fusible dans l'affaire Bygmalion, devrait laisser sa place :

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J’ai eu beaucoup de réactions sur la difficulté pour Jérôme Lavrilleux d’être à la fois au cœur de cette tourmente et député européen. Je lui demande de tirer les conséquences de ce qu’il a dit. (...)



La conséquence logique c’est de se retirer au moins de ce mandat.

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Jean-Paul Gauzès ajoute que "la question de la présomption d'innocence" ne se pose pas puisque Jérôme Lavrilleux "a fait un aveu d'une situation" : "Je constate que c'est un manquement à l'élémentaire probité."

L'eurodéputé, qui devra quitter le Parlement le 1er juillet après sa défaite, ajoute qu'il a demandé au nouvel élu s'il comptait "tirer les conséquences" de ses aveux. C'est niet pour Jérôme Lavrilleux :

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Il m’a dit que pour l’instant il n’avait pas l’intention de se retirer.

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Lorsqu'un eurodéputé quitte son poste, le second sur la liste prend sa place. L'UMP ayant obtenu deux sièges dans la circonscription du Nord Ouest, Jean-Paul Gauzès, troisième sur la liste, pourrait ainsi retrouver son siège, avec Tokia Saïfi, numéro 2 et déjà élue.

Jérôme Lavrilleux, ancien directeur de campagne adjoint de Nicolas Sarkozy en 2012, par ailleurs directeur de cabinet de Jean-François Copé à l'UMP, a avoué sur BFMTV le 26 mai que les dépenses de la campagne avaient "explosé" et avaient dû être maquillées par un système de surfacturation, comme l'avait révélé Libération. Prié d'indiquer si le montant des factures indûment prises en charge par l'UMP était de dix millions d'euros, comme l'avait affirmé l'avocat de Bygmalion, Jérôme Lavrilleux a répondu : "c'est de cet ordre là."

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