Michel Rocard : "La presse est aujourd'hui structurée pour faire de l'argent sur le viol."

Publié à 07h42, le 05 septembre 2014 , Modifié à 09h57, le 05 septembre 2014

Michel Rocard : "La presse est aujourd'hui structurée pour faire de l'argent sur le viol."
Michel Rocard en octobre 2013. © Maxppp

Il est "vain" pour une personnalité politique d'espérer retrouver sa vie privée. Le constat vient de Michel Rocard dans L'Opinion du 4 septembre. Interrogé sur le sujet alors que l'ouvrage de Valérie Trierweiler, Merci pour ce moment, révèle l'intimité de sa relation avec le président de la République et se présente déjà comme un best seller en librairies, l'ancien Premier ministre socialiste estime que le "sens de la vie privée" est perdu à cause d'une "presse structurée pour faire de l'argent sur le viol" :

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- L'Opinion : Souhaitez-vous qu'on retrouve le sens du respect de la vie privée ?



- Michel Rocard : Il est vain de le souhaiter [soupir] ! ... Globalement, la presse est aujourd'hui structurée pour faire de l'argent sur le viol. Cela annonce le déclin moral de l'Occident. Irrémédiable, hélas.

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Globalement, Michel Rocard n'a pas une *très bonne* opinion du traitement actuel de l'information. Alors que le journaliste lui demande s'il existe des politiques "courageux" à gauche comme à droite, Michel Rocard embraye sur un "c'est la faute à la télé" :

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Plus qu'on ne le croit et qu'on ne le dit !... Le grand drame de la politique contemporaine, c'est le manque de savoir, pas le manque de courage. Que voulez-vous ? La télévision a tué à la fois le long terme et la complexité des choses. La priorité, hélas, c'est l'événementiel, l'immédiateté, le fait-divers.

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Dernière attaque de l'ex-Premier ministre contre les médias à propos de ses idées, "enfin en train d'être prises en compte à gauche", comme le souligne le journaliste :

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Je sais que tout cela est très lent. En plus, notre drame, c'est que l'opinion publique, y compris le gros du PS, reste, elle, jacobine. Et le gros des médias aussi.

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Du rab sur le Lab

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