Nicolas Sarkozy et le gimmick des "deux neurones d'intelligence"

Publié à 20h59, le 21 septembre 2014 , Modifié à 12h36, le 22 septembre 2014

Nicolas Sarkozy et le gimmick des "deux neurones d'intelligence"
© montage via France 2.
Image Delphine Legouté


C'est l'histoire de 2 neurones ... - La formule a fusé à deux reprises dans la bouche de Nicolas Sarkozy lors de son interview du retour sur France 2 ce 21 septembre, dans deux réponses passablement agacées : "est-ce que vous me prêtez deux neurones ?"

Le premier "neurone" intervient lorsque Laurent Delahousse lui demande si les Français l'attendent vraiment et fait remarquer à l'ancien Président que les sondages montrent "des doutes". Réponse de Nicolas Sarkozy :

Est-ce que vous me prêtez deux neurones dans ma tête ? Vous croyez que je peux après toute l'expérience qui est la mienne dire "ah bah les autres sont très mauvais et puis moi je suis formidable"?

A l'inverse je vous pose une question : avec toute l'expérience que j'ai accumulée, l'envie profonde que j'ai d'aider à donner une perspective à mes compatriotes, est-ce que je peux dire la France s'écroule, les Français ne croient plus à la politique, ma famille politique est divisée comme jamais … bon j'ai compris, je reste à la maison, j'abandonne les gens ?!

Le second "neurone" arrive six minutes plus tard, quand le journaliste lui fait remarquer que différentes affaires judiciaires l'impliquent et pourraient remettre en cause son retour politique. Réponse énervée de l'ex-chef de l'Etat :

Est-ce que vous croyez que si j'avais quelque chose à me reprocher au fond de moi, je viendrais m'exposer dans un retour à la politique comme aujourd'hui? Admettez même que vous ne me croyez pas, est-ce que vous me prêtez deux neurones d'intelligence ?

Est-ce que vous croyez que se mettre sur la place publique, sous les projecteurs (…) si j'avais la moindre chose à me reprocher, si j'avais peur, est ce que je reviendrais ?

Et pour rester dans le domaine neuronal, Nicolas Sarkozy, rebondissant sur l'influence qu'aurait eu son conseiller Patrick Buisson sur sa ligne politique, lance un quart d'heure plus tard :

Personne n'a jamais lobotomisé mon cerveau.

Et voici un montage sur le sujet réalisé par francetvinfo :



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