Philippe Briand, ancien trésorier de campagne de Nicolas Sarkozy, réfute les accusations de l’avocat de Bygmalion

Publié à 22h50, le 26 mai 2014 , Modifié à 23h58, le 26 mai 2014

Philippe Briand, ancien trésorier de campagne de Nicolas Sarkozy, réfute les accusations de l’avocat de Bygmalion
Philippe Briand © Sipa
Image Sylvain Chazot


Avant même que Jérôme Lavrilleux ne s’exprime au bord des larmes sur BFM TV et reconnaisse des "dérapages" financiers lors de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2012, Philippe Briand, le trésorier de ladite campagne avait réagi. Celui qui est également député d’Indre-et-Loire a réfuté sur RTL les accusations de Patrick Maisonneuve, l’avocat de la société Bygmalion :

Je n’ai jamais eu à faire passer des factures sur le côté. Ce n’est pas le genre de la maison. Je suis assez abasourdi par ce que l’on entend de révélations de la journée. 13 millions de dépenses pour les meetings, ça me semblait déjà très important, si on dit qu’il y a 11 millions de plus, je trouve que c'est incroyable.

Une défense que Philippe Briand renouvelle lundi 26 mai au soir auprès de l’AFP. Il déclare avoir appris "avec consternation les déclarations" de Me Patrick Maisonneuve et assure qu'"il n'a jamais été demandé d'imputer des dépenses sur le compte de l'UMP". Il "rappelle que la campagne de Nicolas Sarkozy" a "été financée sur un budget de 21,4 millions d'euros provenant de l'emprunt de la Société Générale (10,7 millions d'euros), des dons recueillis (5,8 millions d'euros), des contributions de l'UMP (4,9 millions d'euros) et de l'apport personnel du candidat".

Sur RTL, Philippe Briand a également défendu Nicolas Sarkozy :

Je n’ai jamais vu Nicolas Sarkozy donner aucune consigne sur ses comptes de campagne. J’allais dire entre guillemets qu’il ne s’occupait pas de l’intendance.

"Je n’ai fait que de valider les devis qui étaient là et de les transmettre pour paiement", s’est encore défendu Philippe Briand, qui envisage d’apporter une réponse judiciaire aux affirmations de l’avocat de Bygmalion.

Lundi 26 mai, au cours d’une conférence de presse à grand spectacle, l’avocat de Bygmalion a assuré que la société de communication a établi de fausses factures sous la contrainte de l'UMP au cours de la campagne présidentielle 2012 de Nicolas Sarkozy, pour masquer des dépassements de frais de la part du candidat de l'UMP, et pour un montant d'au moins dix millions d'euros.

Du rab sur le Lab

PlusPlus