Régionales : l’offensive centriste de Jean-Christophe Lagarde et François Bayrou contre Laurent Wauquiez

Publié à 09h19, le 05 février 2015 , Modifié à 09h24, le 05 février 2015

Régionales : l’offensive centriste de Jean-Christophe Lagarde et François Bayrou contre Laurent Wauquiez
François Bayrou et Jean-Christophe Lagarde. © Montage via AFP.

VETO - Ce jeudi 5 février, la commission nationale d’investiture de l’UMP tranchera entre Laurent Wauquiez et Michel Barnier pour savoir qui des deux mènera la liste UMP aux régionales en Rhône-Alpes-Auvergne. Entre les deux hommes, les centristes ont, eux, déjà choisi.

Mardi et mercredi, Jean-Christophe Lagarde, le président de l’UDI, a lancé l’offensive contre le numéro 3 de l’UMP. Ainsi a-t-il déclaré sans détour sur France Info sa préférence pour Michel Barnier, menaçant de faire liste à part si Laurent Wauquiez était désigné par le parti de Nicolas Sarkozy :

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Il y a un problème de ligne politique: si c'est Michel Barnier qui est désigné par l'UMP, nous avons des lignes politiques similaires et donc nous pouvons parfaitement faire une liste commune. Si c'est Laurent Wauquiez, qui a marqué une droitisation extrême au cours de ces derniers mois et de ces dernières années, nous ne pourrons pas être sur la même liste.

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Le message est limpide, la saillie acide envers "la droitisation extrême" du député-maire du Puy-en-Velay. En décembre, Jean-Christophe Lagarde avait déjà fustigé la nomination de l’ancien ministre de Nicolas Sarkozy comme secrétaire général de l’UMP y voyant "une erreur".

Et si les chapelles centristes ont parfois du mal à se coordonner et parler d’une seule voix, ce n’est pas le cas sur cette question. François Bayrou, président de l’autre principal parti centriste, le Modem, est sur la même ligne que son homologue de l’UDI. Dans une interview au Progrès (article payant), relayée par Lyon Mag, le multicandidat à l’élection présidentielle plaide en faveur de Michel Barnier, "celui qui peut permettre le rassemblement le plus large". Selon lui, l’ancien commissaire européen au Marché intérieur "a la stature internationale que réclame une région telle que Rhône-Alpes-Auvergne". Comprendre : à la différence de Laurent Wauquiez.

Il écarte donc par la même occasion la candidature de Laurent Wauquiez qui n’est pas, selon lui, "le bon candidat" :

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Ce n'est pas le bon candidat du tout pour cette région car il est un candidat d'affrontement et très politicien.

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La commission d’investiture de l’UMP sera-t-elle du même avis ? Réponse ce jeudi.

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