Un maire UMP bientôt exclu du parti à cause de son adjointe FN

Publié à 19h19, le 06 novembre 2014 , Modifié à 19h19, le 06 novembre 2014

Un maire UMP bientôt exclu du parti à cause de son adjointe FN
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David Pelon, maire UMP de Trignac, en Loire-Atlantique, doit se voir prochainement signifier son exclusion du parti de la rue Vaugirard. La cause ? La proximité un peu grande entre sa troisième adjointe Lydia Poirier et le Front national, rapporte ce jeudi 6 novembre Ouest France.  

Dans un communiqué, la fédération UMP de Loire-Atlantique annonce qu'elle a voté à l'unanimité la demande d'exclusion de David Pelon. La fédé ajoute :

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Aucun accord avec le FN n'est possible, ni aujourd'hui, ni demain.

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"Le dossier est à présent entre les mains du bureau politique de l'UMP qui devra délibérer dans les meilleurs délais afin que cette situation soit définitivement clarifiée et ne laisse plus aucun doute", précise la fédé 44.

Pour les élections départementales de mars 2015, Lydia Poirier, qui figurait en quatrième position sur la liste UMP lors des dernières municipales a décidé de changer de bords et de rejoindre une liste Rassemblement bleu marine. Depuis avril, elle est adjointe à la solidarité, au logement et aux actions sociales.

La proximité de l'adjointe avec le FN n'est cependant pas nouvelle. Elle avait été dénoncée par l'ancienne maire PCF Sabine Mahé dès le lendemain de l'élection municipale. "Après le soutien de la candidate FN à Philippe Boennec lors de la législative, voilà que l’UMP fait élire des candidats FN. C’est insupportable ! Jean-François Copé avait pourtant indiqué 'tout colistier UMP sera exclu du parti' en cas d’accord avec le Front National", avait-elle écrit dans un communiqué le 1er avril.

Avant même d'être élu maire, David Pelon avait défendu la présence sur sa liste de deux colistiers du Rassemblement bleu marine. "Nous n’avons aucun accord partisan entre nous, seuls leurs compétences, leur savoir-faire, leur disponibilité pour tous les habitants ont nourri notre programme d’intérêt collectif", avait-il dit, relevait à l'époque L'écho de la presqu'île

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