À Saint-Martin, la ministre des Outre-mer Annick Girardin choisit "d'abord le secours et ensuite la sécurité"

Publié à 07h08, le 11 septembre 2017 , Modifié à 07h47, le 11 septembre 2017

À Saint-Martin, la ministre des Outre-mer Annick Girardin choisit "d'abord le secours et ensuite la sécurité"
© Lionel CHAMOISEAU / AFP
Image Sylvain Chazot


Des scènes de pillages ont été observées à Saint-Martin après le passage de l'ouragan Irma. Plusieurs politiques ont dénoncé cette situation chaotique, estimant que le gouvernement n'avait pas pris l'entière mesure de la catastrophe annoncée. Dimanche 10 septembre, au Grand Rendez-Vous RTL / LCI / Le Figaro, le député LR des Alpes-Maritimes Éric Ciotti a ainsi demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire sur le sujet.

Ce lundi 11 septembre, sur BFTMV, Annick Girardin se veut pourtant rassurante. "Les pillages se sont arrêtés", assure la ministre des Outre-mer, en direct depuis Point-à-Pitre, en Guadeloupe. Elle rappelle que l'île de Saint-Martin avait déjà, avant le passage du cyclone, un fort taux de délinquance et que la catastrophe naturelle n'arrange rien. Mais Annick Girardin prévient : la priorité, à l'heure actuelle, est donnée au secours, pas à la sécurité. Elle dit :

J'ai envie de dire à tous ceux qui disent 'plus de sécurité, d'avantage de sécurité, priorité à la sécurité', eh bien non. Parce que moi, quand je suis sur place, quand je suis avec les forces de l'ordre, il faut que je décide entre arrêter celui qui vient de voler une télé ou aller au secours d'une mère de famille et ses enfants, eh bien je choisis d'abord le secours, et ensuite la sécurité.

Un instant isolé par BFMTV à voir ci-dessous en vidéo :





Annick Girardin tient également à différencier les faits, entre ceux qui pillent pour survivre et ceux qui volent pour l'appât du gain.

"Il y a deux types d'événements qui sont arrivés, il ne faut pas les confondre. Il y a les pilleurs, ceux qui sont allés voler par opportunité et qui vont aller créer un réseau de revente. Et puis il y a des femmes, des hommes, des familles même, qui ont vu des commerces éventrés et qui sont allés se servir parce qu'ils avaient faim, parce qu'ils avaient soif ou tout simplement parce qu'ils avaient peur que ça leur arrive à eux ou à leurs enfants", explique-t-elle. 

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