Accoyer, Larcher, Stefanini : ces proches de François Fillon qui lui ont conseillé de renoncer à sa candidature à la présidentielle

Publié à 07h01, le 02 mars 2017 , Modifié à 07h01, le 02 mars 2017

Accoyer, Larcher, Stefanini : ces proches de François Fillon qui lui ont conseillé de renoncer à sa candidature à la présidentielle
Gérard Larcher et Bernard Accoyer. © AFP

COULISSES - Il y a ceux qui ont déjà lâché François Fillon, Bruno Le Maire et ses partisans en tête, et ceux qui, malgré leurs doutes, sont encore solidaires du candidat à la présidentielle issu de la primaire de la droite. Mercredi 1er mars au matin, après avoir annulé au dernier moment sa visite au Salon de l’agriculture, François Fillon a vécu une journée compliquée, annonçant à son camp qu’il serait vraisemblablement mis en examen le 15 mars.

Dès lors, fallait-il renoncer à sa candidature ? Plusieurs des proches de l’ancien Premier ministre de Nicolas Sarkozy, cadres de LR, ont plaidé en ce sens. Sans succès. Ainsi apprend-on dans les quotidiens de ce jeudi 2 mars que Gérard Larcher, président du Sénat et filloniste historique, Bernard Accoyer, secrétaire général de LR et ancien président de l’Assemblée nationale, ainsi que le fidèle directeur de campagne Patrick Stefanini, avaient exprimé leurs doutes auprès du candidat.

"Selon des sources concordantes, Gérard Larcher et Bernard Accoyer ont également exprimé des doutes quant à la capacité du candidat de rebondir. Plus significatif : Patrick Stefanini a hésité à démissionner de son poste de directeur de campagne", écrit ainsi Le Figaro de ce jeudi, rejoint par Le Parisien et L’Opinion. Libé confirme également ces états d’âme de l’état-major filloniste :

Selon plusieurs sources, quelques proches ont exprimé leurs doutes sur un ton plus compatissant. Ce fut le cas du président du Sénat, Gérard Larcher, de l’ancien président de l’Assemblée Bernard Accoyer et même de l’incontournable directeur de campagne Patrick Stéfanini.

"Si j’étais toi, je me retirerais", lui a également confié Nadine Morano, rapporte Le Parisien.

Finalement, François Fillon décidera de tenir un point presse à la mi-journée pour confirmer qu’il avait été convoqué par les juges en vue de sa mise en examen mais qu’il tiendrait bon face à ce qu’il considère être "un assassinat" politique et de l’élection présidentielle.

Ce jeudi, dans une interview au Midi Libre, François Fillon assure ne pas avoir pensé à lâcher l'affaire. "Abandonner une course, pour un pilote, ce n’est pas naturel", a martelé ce fan de sport automobile. Avant d’ajouter :

J'ai écouté les prudents, j'ai senti le soutien des courageux. J'ai pris ma décision en conscience. Et je m'y tiendrai avec le soutien de tous les Français qui ne veulent pas se laisser voler l'élection présidentielle.

Il dit néanmoins "regretter que certains aient préféré arrêter le combat", sans citer Bruno Le Maire ou d'autres. Et ils sont, vingt-quatre heures après, déjà nombreux.

A LIRE AUSSI SUR LE LAB :

> Le camp Fillon veut organiser une manif de soutien au candidat à Paris 

> Longuet et Morano expliquent que l'affaire Fillon ne serait pas arrivée sous De Gaulle et l'ORTF 

> VIDÉO - Vous vous souvenez quand François Fillon jurait ne pas être candidat à la présidentielle en cas de mise en examen ?  

A LIRE AUSSI SUR EUROPE1.FR :

> François Fillon, récit d'une journée mouvementée  

> "Assassinat politique", convocation chez les juges... Ce qu'il faut retenir de la conférence de presse de François Fillon  

> Après l'annonce de François Fillon de se maintenir malgré une mise en examen, des élus LR le lâchent

Du rab sur le Lab

PlusPlus