Affaire du MoDem : "meurtrie", Marielle de Sarnez fait référence aux "pires moments de notre histoire politique"

Publié à 17h21, le 24 juin 2017 , Modifié à 17h25, le 24 juin 2017

Affaire du MoDem : "meurtrie", Marielle de Sarnez fait référence aux "pires moments de notre histoire politique"
Marielle de Sarnez. © AFP
Image Amandine Réaux


Marielle de Sarnez a quitté le gouvernement en même temps que Sylvie Goulard et François Bayrou, mercredi 21 juin, alors que le MoDem, dont elle est vice-présidente, fait l'objet d'une enquête sur l'emploi de ses assistants parlementaires européens. Et après la conférence de presse de l’ex-garde des Sceaux, l’éphémère ministre des Affaires européennes souhaite elle aussi prendre la parole. Celle qui est pressentie pour prendre la tête du groupe MoDem à l’Assemblée nationale (en compétition avec Marc Fesneau) se confie sur Facebook ce samedi.

Marielle de Sarnez se dit "meurtrie" après avoir vécu les semaines "les plus tristes" de sa "vie politique" et atteint rapidement le point Godwin, dans la lignée de François Bayrou. Selon la députée de Paris, le "déferlement de malveillance" s’est hissé à un point inimaginable "même aux pires moments de notre histoire politique". Elle écrit :



Ces dernières semaines auraient dû être les plus belles de ma vie politique. Elles ont été les plus tristes. Pour moi-même, pour tous ceux qui m’aiment et pour tous ceux qui n’avaient jamais imaginé, même aux pires moments de notre histoire politique, qu’un tel déferlement de malveillance puisse même exister. Je me suis sentie meurtrie, abîmée.

Mercredi, François Bayrou avait lui aussi fait un point Godwin pour se défendre contre la "société de dénonciation" :

Je le dis comme je le pense : nous ne pouvons pas vivre dans une société de perpétuelle et universelle dénonciation. La France a été à d’autres époques, hélas, le pays des lettres anonymes. Celui où, paraît-il, on en a le plus écrit de toute l’Europe. La dénonciation du voisin, qui vous gêne ou que l’on jalouse, est entrée dans une nouvelle époque, une nouvelle phase, car la dénonciation fait désormais système avec les réseaux sociaux, avec la presse, dont la justice, lorsqu’elle découvre ces éléments, est obligée de se saisir.

Dans sa publication Facebook, Marielle de Sarnez déplore que "toute une vie consacrée à élever toujours le débat, à croire au meilleur des hommes et au meilleur de la démocratie" soit "fracassée d'un seul coup".

"Mais j'ai confiance", positive-t-elle. "Cet incroyable emballement médiatique finira par laisser place au discernement. Et nous reviendrons, je le souhaite, dans un monde où les choses seront remises à leur place, et où la sérénité retrouvée permettra de rétablir la simple vérité", estime-t-elle encore.

Vendredi, François Bayrou a de nouveau agité le complotisme, affirmant auprès de Sud-Ouest que l’affaire qui le touche était due à sa loi sur la moralisation de la vie publique. Le patron du MoDem a par ailleurs avoué avoir "recasé" certains salariés de son parti. "Où est l’irrégularité là-dedans ? Dans une période de mauvaise passe comme toutes les formations politiques en ont connues, vous cherchez à recaser un maximum de salariés, de gens de confiance. Il se trouve que les parlementaires européens recherchaient des assistants locaux. On leur a recommandé ces gens-là. Les deux parties étaient bien contentes", a-t-il expliqué.

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