Affaire Fillon : le député juppéiste Philippe Gosselin traité de "collabo" par des collègues après avoir appelé à un plan B

Publié à 07h20, le 09 février 2017 , Modifié à 07h21, le 09 février 2017

Affaire Fillon : le député juppéiste Philippe Gosselin traité de "collabo" par des collègues après avoir appelé à un plan B
Le juppéiste Philippe Gosselin © MARTIN BUREAU / AFP

BONNE AMBIANCE – Depuis la conférence de presse de François Fillon, lundi 6 février, l’ensemble des élus LR font bloc derrière lui. Cela n’était pas forcément acquis. Georges Fenech, ex-soutien de Nicolas Sarkozy, avait déclaré le résultat de la primaire "caduc" après les révélations du Canard Enchaîné sur les emplois fictifs présumés de Penelope Fillon, et lancé un appel aux parlementaires pour un plan B. Le juppéiste Philippe Gosselin avait, lui, demandé au maire de Bordeaux de "réfléchir" à la "possibilité de prendre le relais" du candidat LR.

Des initiatives aux allures de fronde particulièrement mal vues chez les parlementaires. Philippe Gosselin, député de la Manche, proche d’Hervé Mariton, tenait ainsi cette confidence dans L’Opinion du 8 février et qui était passée inaperçue :

 

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Je me suis fait traiter de tous les noms par mes collègues, certains ont même été jusqu’à me dire que j’étais un collabo.

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Un témoignage qui montre l’extrême tension au sein du camp des Républicains, mais aussi dans le rapport aux médias. L’insulte "collabo" sous-entend que Philippe Gosselin, en évoquant la possibilité d’un retrait de François Fillon, collaborerait avec la presse qui tenterait non pas d’informer mais d’abattre le candidat LR, ou encore avec le pouvoir qui serait derrière ces révélations.

Après son appel lancé aux parlementaires, Georges Fenech avait été menacé de se voir retirer son investiture aux législatives. Ce à quoi l’élu du Rhône n’avait pas "cru". Finalement, l’ex-sarkozyste avait effectué une tournée médiatique pour manger son chapeau et ranger sa liste de parlementaires anti-Fillon.

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