Alain Juppé dément à nouveau être prêt à remplacer François Fillon

Publié à 08h55, le 06 février 2017 , Modifié à 09h16, le 06 février 2017

Alain Juppé dément à nouveau être prêt à remplacer François Fillon
© AFP
Image Etienne Baldit


Alain Juppé avait déjà "clairement" et "définitivement" exclu d'être un recours en cas de renoncement de François Fillon. C'était au tout début de l'affaire des emplois fictifs présumés de l'épouse de l'ancien Premier ministre. Depuis cette première déclaration, la situation du vainqueur de la primaire de la droite s'est encore tendue et de plus en plus d'élus LR le poussent à retirer sa candidature (même si certains autres se reprennent à y croire). Au cas où cela arriverait, le maire de Bordeaux apparaît pour beaucoup comme le seul "plan B" à même de "rassembler".

Et selon certains échos dans la presse, Alain Juppé se tiendrait prêt, mais à une seule condition : que François Fillon lui-même le désigne comme le remplaçant légitime et que son retour en grâce ne souffre d'aucune contestation en interne. Et encore une fois, l'ancien Premier ministre de Jacques Chirac a tenu à démentir tout cela sur Twitter. Cinglant, il écrit lundi 6 février au matin :

Aux auteurs de rumeurs infondées, une confirmation : pour moi, NON c'est NON. Je dirai pourquoi. Aujourd'hui écoutons François Fillon, notre candidat.

Alain Juppé appelle donc au passage à "écouter François Fillon", qui a planifié ce week-end une contre-offensive médiatique pour tenter de reprendre la main. Une sorte "d'opération vérité" à la télévision serait envisagée, sans que l'on sache encore exactement sous quelle forme. Le candidat de la droite doit aussi retourner devant les parlementaires LR mardi, après un retour en circonscription compliqué pour nombre d'entre eux ces deux derniers jours. 

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Le 27 janvier, Alain Juppé ajoutait tout de même cette précision : "Je suis à l'instant T. Aujourd'hui, à l'instant T, la question ne se pose pas, c'est François Fillon notre candidat." Ce qui laissait entendre que cela pouvait évoluer... Mais le 1er février, il remettait les pendules à l'heure :

En toute hypothèse, je ne serai pas le Plan B.

Cinq jours plus tard, son nom circule toujours avec autant d'insistance et le voilà forcé à démentir une troisième fois.

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