Louis Aliot (FN) appelle les électeurs de gauche qui critiquent "un gouvernement de nuls" à voter pour lui

Publié à 09h04, le 07 décembre 2015 , Modifié à 09h17, le 07 décembre 2015

Louis Aliot (FN) appelle les électeurs de gauche qui critiquent "un gouvernement de nuls" à voter pour lui
© Louis Aliot © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP

Louis Aliot, candidat FN, est arrivé en tête du scrutin en Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées. Il devance au 1er tour, avec 31.8% des voix, la socialiste Carole Delga (24.4%) et, loin derrière, la tête de liste LR, Dominique Reynié (18.8%). Forcément, ce lundi 7 décembre sur RMC, le leader local du FN est interrogé sur ses chances au second tour. Bien sur, il appelle les électeurs de Dominique Reynié à voter pour lui mais pas seulement. Il explique :

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Pas seulement (aux électeurs de Dominique Reynié) ! Le Front de gauche, les gens de gauche qui passent leur temps à critiquer le gouvernement, à voter contre le gouvernement y compris son budget à l'Assemblée nationale, à dire que c'est la politique du pire, à critiquer Macron, à critiquer le TAFTA... Ceux-là, ils ne vont quand même pas apporter leurs suffrages au PS de Madame Delga et Manuel Valls.

 

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Il estime que la gauche du PS pourrait sans problème voter pour lui. C'est même une question de cohérence, selon le vice-président du FN. Il continue : 

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Je pense qu'ils ne pouvaient pas voter pour Madame Delga. Elle représente tout ce qu'ils exècrent. A un moment il faut se mettre en conformité avec ce qu'on pense. On ne peut pas dire que ce gouvernement est un gouvernement de nuls et apporter des suffrages à Madame Delga qui est ancienne ministre et à Madame Pinel qui est ministre en exercice. Il faut mettre sa conscience en accord avec ses actes.

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Surtout Louis Aliot a une bonne calculatrice. Avec 10.3 % des voix pour l'écolo Gérard Onesta allié au Front de gauche, 5 % pour le dissident socialiste Philippe Saurel et 4 autres listes de gauche qui réunissent autour de 8%, il existe une réserve de voix plutôt à gauche qu'à droite. Sans compter les voix des abstentionnistes.        

 

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