L’Assemblée veut compenser le bilan carbone du déplacement à Berlin de plus de 400 députés

Publié à 16h40, le 21 janvier 2013 , Modifié à 20h45, le 21 janvier 2013

L’Assemblée veut compenser le bilan carbone du déplacement à Berlin de plus de 400 députés
Image Sébastien Tronche

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EFFET PAPILLON - Pour se prémunir d’éventuelles accusations sur le bilan carbone du déplacement massif des députés français à Berlin pour le cinquantième anniversaire du traité de l’Elysée, ce mardi 22 janvier, mais aussi pour s'engager dans la voie de la compensation des émissions de carbone, Claude Bartolone a pris les devants et engage l’Assemblée dans un système de compensation via un projet d’aide au développement au Mali.

 

François Hollande et Angela Merkel prononceront un discours devant un millier de parlementaires des deux pays réunis sous la coupole du Reichstag. Une vingtaine de ministres des deux gouvernements participeront par ailleurs dans la capitale allemande au 15ème conseil des ministres franco-allemand.

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    Une compensation via un projet d’aide au développement au Mali

    Dans la lettre qu’il avait envoyée aux députés pour leur expliquer le programme des réjouissances – que le Lab s’était procurée -, Claude Bartolone enjoignaient les députés à "une présence massive". 

    Ce sera chose faite puisque plus de 400 élus du Palais Bourbon devraient participer au déplacement, mardi 22 janvier, en Allemagne pour assister aux célébrations. Un voyage qui n’est pas sans coût. Notamment en termes de bilan carbone.

      

    Ainsi le locataire du perchoir a-t-il publié, lundi 21 janvier, un communiqué intitulé "Compensation carbone du déplacement des députés à Berlin le 22 janvier".

    Un communiqué qui débute ainsi :

    L’Assemblée nationale s’engage dans la Solidarité climatique à l’occasion du 50e anniversaire du Traité de l’Elysée.

    Expliquant que "l’aller-retour à Berlin de plus de 400 députés le mardi 22 janvier va générer des émissions importantes de gaz à effet de serre", estimées à environ 380 tonnes émises pour l’ensemble des députés et de leurs accompagnateurs, l’Assemblée nationale s’engage donc à un effort de compensation des émissions de Co2.

    Ainsi, le président de la chambre basse a fait appel à l’ONG GERES, qui propose le programme Co2 solidaire, et s’est engagé auprès de l’ONG sur la durée de son mandat. Un des deux ministres verts du gouvernement, Pascal Canfin, s’est également engagé dans cette démarche de compensation de ses déplacements aériens, annonce-t-on au Lab.

    Contactée par le Lab, Renaud Bettin, en charge du programme Co2 Solidaire pour l’ONG Geres, explique que "cette première démarche avec l'Assemblée devrait être pérennisée".

    Ce n’est pas de l’achat de conscience, mais de la solidarité climatique. Co2 solidaire est la première ONG à accéder à la compensation du carbone.

    Claude Bartolone a ainsi choisi de "contribuer à un projet d’aide au développement au Mali, mis en œuvre par le GERES avec ses partenaires locaux". 

    Renaud Bettin détaille au Lab ce que sera ce projet :

    Au Mali - l’un des trois projets qui génèrent des crédits carbone -, le projet de l’ONG s’attèle à la diffusion de cuiseurs économes en combustibles.

    Au-delà du projet en lui-même, le choix du Mali, en pleine opération Serval, n’est pas anodin. "Une initiative d’autant plus symbolique", ajoute Claude Bartolone.

     

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