Griezmann s’en prend à Hollande qui balance sur les footballeurs : "Qu’il dise ça, c’est nul"

Publié à 12h53, le 25 mai 2017 , Modifié à 13h00, le 25 mai 2017

Griezmann s’en prend à Hollande qui balance sur les footballeurs : "Qu’il dise ça, c’est nul"
Antoine Griezmann © AFP
Image Sylvain Chazot


#FOOTPOLITIQUE - François Hollande n’a pas pu s’en empêcher. Ce soir de juillet 2016, Antoine Griezmann pousse le ballon dans le but effleuré par le porter de la Mannschaft Manuel Neuer. 2-0. Le filet tremble. L’épaule de Noël Le Graët, assis juste à côté de celui qui est encore Président, aussi. La France est en voie de battre l’Allemagne et d’accéder à la finale de SON Euro de football. Un but d'Eder n'est encore qu'un concept.





François Hollande n’a pas pu s’en empêcher. Il n’avait pas non plus pu s’empêcher de parler, tout au long de son quinquennat, à des journalistes. Et s’il s’enthousiasmait pour les victoires françaises à l’Euro, le chef de l’État ne privait également pas de critiquer les artisans de ces victoires. Cité dans le livre Un Président ne devrait pas dire ça (éd. Stock), François Hollande enjoignait les footballeurs à subir une "musculation de cerveau". Il déplorait également l'enrichissement trop rapide de "gosses mal éduqués". Bizarrement, Antoine Grizemann a du mal à accepter.

Dans son autobiographie Derrière le sourire (éd. Robert Laffont), écrit avec le journaliste Arnaud Ramsay, Antoine Grizemann répond à François Hollande, comme l’a relevé RMC.

Il dit :

Que François Hollande dise ça, c’était nul. Il vient à Clairefontaine, passe du temps avec nous et après il balance... Je trouve ça dommage. En sélection, on essaie de donner une bonne image. On fait beaucoup d’efforts, sous l’impulsion de Didier Deschamps. Le chef de la sécurité, à chaque fois qu’on descend du bus, nous demande d’enlever nos casques, on essaie de bien faire les choses.

Antoine Griezmann n’est pas le premier sportif à dénoncer ainsi les mots de François Hollande à l’adresse des footballeurs professionnels. Emmanuel Petit, Éric Cantona ou encore Zinedine Zidane avaient publiquement critiqué les mots du chef de l’État.

 

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