Après avoir *oublié* de l’évoquer en conférence de presse avec Trump, Macron rend hommage à Liu Xiaobo sur Twitter

Publié à 06h55, le 14 juillet 2017 , Modifié à 07h00, le 14 juillet 2017

Après avoir *oublié* de l’évoquer en conférence de presse avec Trump, Macron rend hommage à Liu Xiaobo sur Twitter
© DALE DE LA REY / AFP
Image Sébastien Tronche


Le 12 juillet, le prix Nobel chinois de la paix en 2010, Liu Xiaobo décédait d’un cancer sans que le régime communiste chinois ne lui ait rendu sa liberté. Le 13 juillet, en conférence de presse avec Donald Trump pour la visite du président américain à Paris pour le 14 juillet, Emmanuel Macron n’a pas eu un mot pour cette mort mais a, au contraire, salué l’actuel président chinois Xi Jinping, un "grand leader". Le président français avait pourtant été interrogé sur ses relations avec Pekin par un journaliste chinois. Mais il n'avait pas évoqué ce décès dans sa réponse.

Ce n’est qu’ensuite, plus tard, sur Twitter, après avoir oublié de mentionner le prix Nobel de la paix lors de la conférence de presse commune avec Donald Trump, que le chef d’Etat français a rendu hommage au dissident chinois, premier prix Nobel de son pays. Ainsi a-t-il écrit :

Hommage à Liu Xiaobo, prix Nobel de la paix, grand combattant de la liberté. Pensées et soutien à ses proches et son épouse Liu Xia.

Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian a quant à lui souhaité en particulier que "les autorités chinoises assurent la liberté de mouvement" de l'épouse du dissident, "de sa famille et de ses proches".

Liu Xiaobo est le premier prix Nobel de la paix à mourir privé de liberté depuis le pacifiste allemand Carl von Ossietzky qui, alors détenu par les nazis, s'est éteint en 1938 dans un hôpital. Agé de 61 ans, ce symbole de la lutte pour la démocratie dans le pays le plus peuplé du monde avait été admis à l'Hôpital universitaire N°1 de Shenyang (nord-est de la Chine) après plus de huit années passées en détention. Son décès a été annoncé jeudi par le bureau des affaires juridiques de cette ville.

Ancienne figure de proue du mouvement démocratique de Tiananmen en 1989, bête noire du régime communiste, l'écrivain et professeur de littérature avait bénéficié d'une mise en liberté conditionnelle après le diagnostic en mai d'un cancer du foie en phase terminale. Le dissident avait fait savoir qu'il souhaitait suivre un traitement à l'étranger, un appel relayé par la communauté internationale mais rejeté par la Chine qui y voyait une ingérence dans ses affaires intérieures. Ce qui a valu à Pékin une pluie de critiques.

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