Après l'arrêt de l'émission de Zemmour sur iTELE, Louis Aliot appelle au boycott de la chaîne

Publié à 10h45, le 20 décembre 2014 , Modifié à 13h16, le 20 décembre 2014

Après l'arrêt de l'émission de Zemmour sur iTELE, Louis Aliot appelle au boycott de la chaîne
© AFP et captures d'écran Twitter.

Après les propos d'Eric Zemmour sur les musulmans français, iTELE a mis fin à l'émission Ça se dispute dans laquelle il officiait. Et la palme de la réaction la plus indignée revient à Louis Aliot, vice président du Front national, qui a annoncé dans la foulée qu'il boycotterait la chaine d'informations en continu.

Il a également fait savoir qu'il avait annulé un passage prévu début janvier dans leur matinale. Puis il a modifié sa photo de profil Twitter pour arborer le logo de la chaine barré d'un panneau d'interdiction :



#LES SOUTIENS

Toujours au FN, Marine Le Pen a estimé que cette "censure" était "détestable" :

Philippe de Villiers, toujours président du Mouvement pour la France mais dépourvu de mandat, est l'un des plus remontés. Sur Twitter, il évoque le "début d'un phénomène politique" et "un pays totalitaire" avant de lancer un "nous sommes tous des Zemmour" :

Eric Zemmour a pu trouver d'autres soutiens à droite après l'annonce de son éviction. Parmi eux, les députés UMP Eric Ciotti et Jean-Jacques Guillet qui refusent la "police de la pensée" :

Nicolas Dupont-Aignan entonne aussi l'air de la pensée unique :

Le sénateur UDI Yves Pozzo di Borgo se dit "choqué", même s'il "ne partage pas les idées d'Eric Zemmour" :

Christine Boutin trouve cela "inquiétant" et demande surtout à Eric Zemmour ne pas céder aux sirènes du FN :



#LES OPPOSANTS

C'est à gauche que l'on se réjouit de l'éviction du polémiste. Quelques jours plus tôt, le patron des députés PS Bruno Le Roux avait demandé aux médias de ne plus "abriter" ses propos. Les députés PS Philippe Doucet, Alexis Bachelay, Anne-Yvonne Le Dain ou Jean-Louis Gagnaire sont donc ravis :

Le conseiller régional Ile-de-France du Parti de gauche, Eric Coquerel, compare cette décision à celle de l'interdiction des spectacles de Dieudonné :



L'UDI Rama Yade est sur la même ligne, contrairement donc à son collègue Yves Pozzo di Borgo. Elle dénonce les réactions de soutien au polémiste et "l'inversion de la hiérarchie des valeurs" :

Cet article est actualisé au fil des réactions.

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