Après l'avoir critiqué, Gérald Darmanin apporte son soutien à Nicolas Sarkozy pour la primaire

Publié à 10h33, le 20 août 2016 , Modifié à 10h36, le 20 août 2016

Après l'avoir critiqué, Gérald Darmanin apporte son soutien à Nicolas Sarkozy pour la primaire
Nicolas Sarkozy et son nouveau soutien, Gérald Darmanin © PHILIPPE HUGUEN / AFP

FIDÉLITÉ A GÉOMÉTRIE VARIABLE – En politique, la vérité d’un jour n’est pas celle du lendemain. Qui aurait dit, en janvier 2016, lorsque Gérald Darmanin quittait la direction de LR avec fracas et critiques envers Nicolas Sarkozy, que le bras droit de Xavier Bertrand finirait par soutenir l’ancien chef de l’Etat pour la primaire ? C’est pourtant le revirement du jour.

Dans une interview au Figaro ce samedi 20 août, celui qui disait ne "pas sentir d’envie de Sarkozy" et ne pas lui devoir "grand-chose" a finalement changé d'avis et décidé de le soutenir pour la campagne qui doit désigner le champion de la droite pour la présidentielle de 2017. Il explique que le président de LR a évolué dans le bon sens et souligne l’importance qu’a eu pour lui le soutien de François Baroin :

Il a entendu ce que je disais, et ce que lui disaient aussi d'ailleurs certains de ses soutiens: il faut marcher sur deux jambes. L'identité et la sécurité sont évidemment des questions essentielles, et le contexte dramatique dans lequel nous vivons nous le rappelle, mais la droite doit aussi être sociale, de proximité et répondre aux aspirations populaires, ce qu'elle ne faisait pas forcément il y a quelques mois. La présence de François Baroin a achevé de me convaincre.

Et celui qui pourrait être son directeur de campagne après l’avoir été pour la présidence de l’UMP d’ajouter :

Aujourd'hui, il me semble que de tous les candidats à la primaire, c'est Nicolas Sarkozy qui incarne le mieux cet équilibre. C'est pourquoi j'ai décidé de soutenir sa candidature.

Vice-président de la région Hauts-de-France, Gérald Darmanin n’a pas oublié les critiques qu’il avait émises contre Nicolas Sarkozy. Il reconnait avoir eu "des divergences" mais assure que "ce qu’il y a de bien avec Nicolas Sarkozy, c’est qu’il n’est pas susceptible". "Aujourd'hui, les circonstances exceptionnelles font que nous avons besoin de l'expérience d'un ancien chef de l'État", poursuit Gérald Darmanin pour se justifier, se félicitant par ailleurs du vrai-faux livre "mea culpa" de Nicolas Sarkozy qu’il "appelait de ses vœux". 

Ce ralliement préfigure l’entrée en campagne "fracassante" que promettent les proches de Nicolas Sarkozy. Et doit décevoir un certain nombre de rivaux de l’ancien président qui espéraient rallier à eux le jeune qui monte de LR. Comme le rappelle Le Figaro, Alain Juppé se réjouissait sur son blog, après l’avoir rencontré, "d’une grande harmonie de pensée" entre eux. Bruno Le Maire et Nathalie Kosciusko-Morizet espéraient aussi bénéficier de son appui. Ils peuvent aujourd’hui tirer un trait dessus.

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