Après les entrées au gouvernement de Bayrou et Goulard, le député-maire Gilles Bourdouleix traite le MoDem de "parti des putes"

Publié à 19h44, le 31 mai 2017 , Modifié à 19h46, le 31 mai 2017

Après les entrées au gouvernement de Bayrou et Goulard, le député-maire Gilles Bourdouleix traite le MoDem de "parti des putes"
Le député-maire de Cholet Gilles Bourdouleix. © JEAN-SEBASTIEN EVRARD / AFP
Image Victor Dhollande-Monnier


Le député-maire de Cholet (Maine-et-Loire) Gilles Bourdouleix est de retour. Connu pour ses nombreux dérapages, condamné en 2014 pour ses propos sur Hitler et les gens du voyage, l’élu du CNIP (Centre national des indépendants et paysans), est réapparu ce mercredi 31 mai dans une interview au site identitaire Breizh Info. Cette fois, il s’en prend notamment au Modem, "le parti des putes".

En février dernier, Gilles Bourdouleix avait comparé Macron à Daesh après ses propos sur la colonisation. Mercredi 31 mai, il assure que le nouveau chef de l’Etat est "un usurpateur" et "un imposteur". Mais ses piques les plus dures, il les garde pour le Modem. Voici l’échange qu’il a eu avec le site Breizh Info au sujet des ministres centristes entrés au gouvernement :

- Breizh Info : Que pensez-vous des personnalités de droite dans le nouveau gouvernement ?

- Gilles Bourdouleix : Il y en a deux à droite seulement.

- Breizh Info : Et Sylvie Goulard ? Bayrou ?

- Gilles Bourdouleix : Ce n’est pas la droite, c’est le Modem, bref le "parti des putes", qui a appelé à voter Hollande en 2012. La droite a été assez bête pour remettre Bayrou dans la course aux municipales, alors qu’il était cramé, en lui filant la mairie de Pau à laquelle il devait d’ailleurs se consacrer sans en sortir. Ce gouvernement, c’est du comique. Beaucoup de gauche avec quelques Modem, ça fait de la gauche.

Mais rassurez-vous, Gilles Bourdouleix est remonté contre tout le monde. Édouard Philippe ? "Il est d’une tristesse", commente le député-maire de Cholet. Gérald Darmanin ? "Un petit ambitieux qui a été chez Bertrand, chez Sarkozy, chez tout le monde", rétorque-t-il. Un dernier mot pour Bruno Le Maire ? Non, Gilles Bourdouleix préfère raconter une histoire sur le nouveau ministre de l’Economie :

Un jour il vient dans ma ville à l’invitation d’un adjoint, il ne me prévient pas – ce qui est la courtoisie la plus élémentaire – donc je ne vais pas à sa réunion. La semaine d’après, il m’envoie une lettre pour me remercier pour les échanges fructueux qu’on a eu à la réunion, je l’ai gardée et encadrée. C’est tout ce qu’il faut savoir sur lui.

On risque d’entendre un peu moins Gilles Bourdouleix à l’avenir. Et pour cause, il a choisi de ne pas se représenter aux législatives "à cause du non-cumul des mandats". Mais il "reste maire et président d’agglomération". Nous voilà rassurés. 

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