Après les régionales, la fronde à gauche renaît (bichonnée par Cambadélis)

Publié à 23h43, le 13 décembre 2015 , Modifié à 23h54, le 13 décembre 2015

Après les régionales, la fronde à gauche renaît (bichonnée par Cambadélis)
© AFP
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    FRONDE IS BACK – Ces derniers mois, la fronde PS avait un peu du plomb dans l’aile. Mais, à l’issue des régionales du 13 décembre ayant donné cinq régions à la gauche, les frondeurs ont décidé de sortir de nouveau du bois. Une sortie préparée dans l'entre-deux tours et anticipée par Jean-Christophe Cambadélis qui a demandé dès la fin du scrutin un réorientation politique au gouvernement en vue de 2017.

    Dès l'annonce des résultats, le Premier secrétaire du Parti socialiste, Jean-Christophe Cambadélis, a demandé au gouvernement une "inflexion à gauche" et une "union" de son camp, qui s'était émietté au premier tour, malgré son fameux référendum. Depuis Solférino, il lançait :

    Je m'adresse au gouvernement. Nous ne pouvons plus continuer comme cela. Il faut agir contre la précarité et pour l'activité comme nous nous sommes attaqués à la compétitivité et à la refondation de l'école. C'est l'inflexion qui doit intervenir durant les 18 mois à venir.

    Une sortie forte qui cache cependant une tactique à même de préserver les équilibres au sein du parti, comme il l'avait fait juste avant le congrès PS de juin dernier. Et, en effet, des figures des frondeurs se sont relayées pour critiquer la politique du gouvernement. 

    Comme l'explique l'AFP, les frondeurs voient dans les résultats des régionales une nouvelle occasion de réclamer un "nouvel agenda politique" et un rassemblement de la gauche. Leur chef de file Christian Paul a salué un "sursaut civique remarquable" qui a mis en échec le FN, et invité les socialistes à "ne pas pratiquer la politique de l'autruche". Arrivé troisième au premier tour, avec 23,12% des voix, le PS court le "risque" de ne pas être présent au second tour de la présidentielle en 2017, a-t-il souligné.

    "Je pense qu'il faut des changements importants. Rien ne serait pire que d'avoir un lâche relâchement" a ajouté Laurent Baumel, frondeur de la première heure. 

    Une position partagée par Marie-Noëlle Lienemann, violente contre l’exécutif ces derniers mois





    Encore plus original, Emmanuel Maurel a expliqué être (pour une fois) d'accord avec Jean-Christophe Cambadélis.





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