Nadine Morano, réconciliée avec Nicolas Sarkozy : "C'est la famille"

Publié à 17h06, le 27 avril 2016 , Modifié à 17h13, le 27 avril 2016

Nadine Morano, réconciliée avec Nicolas Sarkozy : "C'est la famille"
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Pierre Lepelletier pour

SI SI LA FAMILLE - Malgré les apparences, Nicolas Sarkozy et Nadine Morano restent de grands amis. Après ses propos à l'émission On n'est pas couché sur France 2 le 26 septembre, lors de laquelle elle avait déclaré que la "France est un pays de race blanche", le président de Les Républicains lui avait retiré son investiture à la tête de la liste de Meurthe-et-Moselle pour les élections régionales de décembre 2015. Mais ce temps semble révolu. Voici l'heure de la réconciliation.

Un article de Paris Match du 27 avril révèle un déjeuner, il y a quelques jours, réunissant Nicolas Sarkozy et Nadine Morano au siège du parti. Cela faisait six mois que les deux n’avaient pas échangé le moindre mot. Selon le magazine, l'eurodéputée LR a enfin pu dire tout ce qu'elle avait sur le cœur à l'ancien chef de l'Etat.  Elle lui reprochait une "opération politique" et un "coup monté".

Attentif et sans porter le moindre signe de contestation aux reproches de son ancienne ministre de l'Apprentissage, toujours selon l’hebdomadaire, Nicolas Sarkozy se justifie. Il lui explique qu'il n'avait pas d’autre choix que de lui retirer l'investiture. Il lui dit :



Crois-moi sur parole, je ne pouvais pas faire autrement.

Pour la consoler, l'ancien chef d'Etat lui rappelle que les sympathisants LR tiennent à elle. Ce qui serait loin d'être le cas, selon lui, pour Nathalie Kosciusko-Morizet. Il détaille, exemple à l'appui :



Lorsque j’ai viré Nathalie [Kosciusko-Morizet] en décembre, j’ai reçu une centaine de lettres de félicitations. Lorsque je t’ai éjectée, des milliers d’e-mails de protestation se sont empilés sur mon bureau.

Finalement, la réconciliation a donc bien eu lieu. Désormais, Nadine Morano relativise. Pour elle, sa relation avec Nicolas Sarkozy se résume en fait à une histoire de famille. Elle explique :



Avec Nicolas, je peux me brouiller, me réconcilier, me brouiller encore... C'est la famille.

La paix semble donc signée, ce qui était loin d’être gagné. Le 30 septembre, l’eurodéputée menaçait de "dézinguer" Nicolas Sarkozy s’il décidait de se présenter à la primaire de la droite. Ce à quoi Nicolas Sarkozy avait répondu, le 16 octobre : "Morano, c’est juste du vent".

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