Après trois refus, Nicolas Hulot accepte enfin d’entrer au gouvernement et prend la tête du ministère de la Transition écologique et solidaire

Publié à 15h01, le 17 mai 2017 , Modifié à 18h19, le 17 mai 2017

Après trois refus, Nicolas Hulot accepte enfin d’entrer au gouvernement et prend la tête du ministère de la Transition écologique et solidaire
Nicolas Hulot © ERIC PIERMONT / AFP
Image Le Lab

Camille Mordelet pour

Emmanuel Macron a réussi là où Jacques Chirac, Nicolas Sarkozy et François Hollande ont échoué : il a convaincu Nicolas Hulot de devenir ministre. Ce mercredi 17 mai, l'écologiste a été nommé ministre d'État, ministre de la Transition écologique et solidaire, dans le gouvernement d'Édouard Philippe.

L’ancien présentateur d’Ushuaïa avait jusqu’à présent refusé d’intégrer un gouvernement. Partir en mission à travers le monde en son nom pour promouvoir l’écologie lui convenait parfaitement. Retour sur les trois fois où Nicolas Hulot a refusé un ministère.

  • 2016 : Le tweet de refus à François Hollande  



Février 2016. Le gouvernement de François Hollande se prépare à un nouveau remaniement. Le président de la République drague Nicolas Hulot en lui proposant un "super ministère" et le rencontre à l’Elysée. Nicolas Hulot est pressenti pour prendre la place de Ségolène Royal et plus encore : ministre d’État, donc numéro 2 du gouvernement avec l’Écologie mais aussi, s’il le souhaite, l’Énergie et les Transports. Finalement, c’est non. Un refus signifié par un tweet écrit à la troisième personne :



Nicolas Hulot n’a jamais publiquement expliqué la raison de ce refus. Mais les hypothèses à ce sujet n’ont pas manqué. "C'est tard", avait tranché Daniel Cohn-Bendit sur Europe 1avant la publication de ce tweet, se demandant : "Qu'est-ce qu'un ministre peut faire en un an ?" D’autres pensent qu’il envisageait à l’époque de se présenter à l’élection présidentielle de 2017 (ce à quoi il renonça finalement) et qu’entrer au gouvernement, c’était se griller pour le futur.

  • 2007 : Le refus à Nicolas Sarkozy



Quand Nicolas dit non à un autre Nicolas. En récoltant 750.000 signatures de soutien pour son "Pacte écologique", Nicolas Hulot devient une personnalité incontournable de la présidentielle 2007. Les prétendants au poste de Président signent le pacte. Ils adhèrent de facto à la création d’un poste de Vice-premier ministre à l’Écologie. Au final, le ministère promis deviendra celui de l’Écologie et de l’Energie. Une fois élu, Nicolas Sarkozy propose à Nicolas Hulot de prendre la tête de ce ministère dont il a impulsé l’idée. L’intéressé refuse. Durant la campagne déjà, il s’était exprimé à propos de ce rôle de ministre devant sa fondation :



À ce poste nouveau, délicat, il faudrait quelqu'un qui, au-delà de ses compétences écologiques, ait une solide expérience des institutions.

Interrogé par BFMTV en octobre 2012, il a expliqué pourquoi il n’aurait jamais accepté d’être ministre :

Dès que vous êtes ministre ou que vous vous rendez dans un parti, vous vous privez de l'attention – au minimum – de la moitié de la population française.

Un extrait à voir ci-dessous en vidéo :


  • Le double non à "l’ami" Jacques Chirac.



Selon Télérama, Nicolas Hulot a refusé une offre de Jacques Chirac par deux fois. Les deux hommes sont amis depuis l’époque où ce dernier occupait le poste de maire de Paris. Une amitié rendue possible par Claude Chirac. D’après franceinfo:, Nicolas Hulot a conseillé Jacques Chirac sur les questions liées à l’environnement dès 1995, rôle qu’il conserva auprès de Nicolas Sarkozy et François Hollande.







[EDIT 18H15]





Nicolas Hulot, le nouveau ministre de la Transition écologique et solidaire, s'est exprimé sur Twitter après l'annonce de sa nomination :





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