Arnaud Montebourg étrille le "ça va mieux" de François Hollande, "une sorte d’autosatisfaction technocratique"

Publié à 11h51, le 22 mai 2016 , Modifié à 11h51, le 22 mai 2016

Arnaud Montebourg étrille le "ça va mieux" de François Hollande, "une sorte d’autosatisfaction technocratique"
Arnaud Montebourg doute fortement du "ça va mieux" de François Hollande. © BERTRAND GUAY / POOL / AFP

"Ça va mieux." Tel est le mantra répété à l’envi par François Hollande et tout ce que la majorité compte de soutiens du président de la République. Même si "ça va mieux" ne signifie pas "tout va bien", comme l’a souligné François Hollande, les ténors de la majorité mettent en avant les signaux conjoncturels et macroéconomiques qui passent au vert. Une opération de communication visant à donner une image positive du quinquennat à un an de la prochaine échéance présidentielle.

Vaste fumisterie, répond en substance Arnaud Montebourg, candidat de plus en plus déclaré à une éventuelle primaire de la gauche, voire directement à la présidentielle en cas d’échec de celle-ci. Dans son interview de ce dimanche 22 mai au Parisien, l’ancien ministre de l’Economie de François Hollande étrille ce "ça va mieux", "une formule qui navigue entre slogan publicitaire et déni de réalité".

Il développe :

C’est une sorte d’autosatisfaction technocratique, derrière laquelle se cache la réalité de l’appauvrissement des Français. Au bout des quatre années qui viennent de s’écouler de politique d’austérité, on a un million de chômeurs en plus. François Hollande vient de se risquer à la comparaison avec Nicolas Sarkozy. (…) Nous avons un alignement des records historiques du chômage en dix ans : deux millions de chômeurs en plus, un million par président.

Ou comment faire d’une pierre deux coups et rhabiller aussi bien François Hollande que Nicolas Sarkozy pour le printemps, l’été et l’hiver réunis.

Très critique envers la politique menée par François Hollande et Manuel Valls, Arnaud Montebourg estime donc que l’exécutif a mené une politique d’austérité. Bien loin des promesses de campagne du candidat socialiste en 2012. Ce qui fait dire à Arnaud Montebourg que les "Français ont voté en 2012 pour le programme de la gauche française et ils voient se réaliser l’application du programme de la droite allemande".

A LIRE AUSSI SUR LE LAB :

Pas encore candidat à 2017, Montebourg "reconnaît son erreur" : avoir soutenu Hollande

Primaire à gauche : Arnaud Montebourg fait monter la pression et menace d'y aller seul

Du rab sur le Lab

PlusPlus