Attentat à Manchester : Christian Estrosi reparle de la "cinquième colonne" présente "dans toutes nos grandes démocraties"

Publié à 09h31, le 23 mai 2017 , Modifié à 09h54, le 23 mai 2017

Attentat à Manchester : Christian Estrosi reparle de la "cinquième colonne" présente "dans toutes nos grandes démocraties"
Christian Estrosi était l'invité de Jean-Jacques Bourdin, mardi 23 mai. © Capture d'écran BFMTV
Image Victor Dhollande-Monnier


La première fois qu’il en avait parlé, c’était il y a un peu plus de deux ans, trois jours après un attentat déjoué à Paris. Le 26 avril 2015, le maire LR de Nice assurait déjà qu’il existe en France des "cinquièmes colonnes" de "l'islamo-fascisme" qui "menacent la civilisation judéo-chrétienne". Au lendemain de l’attentat de Manchester, qui a fait 22 morts au concert d’Ariana Grande, Christian Estrosi reparle de cette "cinquième colonne".

Invité de BFMTV mardi 23 mai, le maire de Nice a d’abord voulu adressé un message de courage "au maire de Manchester, aux autorités et aux secouristes sur le terrain". Il pointe ensuite du doigt la "cinquième colonne" qui avance "telle une pieuvre rampante" : 

J’ai été le premier à dire, et que n’ai-je entendu à l’époque, que nous avions sur notre propre sol une cinquième colonne qui avançait telle une pieuvre rampante avec des réseaux souterrains. Aujourd’hui, plus personne ne le conteste ni à gauche, ni à droite et c’est une réalité dans toutes nos grandes démocraties. La guerre, il faut la gagner à l’extérieur. La guerre, il faut la gagner à l’intérieur.

Christian Estrosi rappelle qu’il y a deux ans, il avait été extrêmement critiqué pour avoir évoqué cette théorie. Le PS l’avait accusé de "reprendre les thèses les plus ignobles" du Front national. "Le PS met en garde contre les amalgames et les stigmatisations qui n'ont pour objectifs que de renforcer les peurs et inquiétudes de nos concitoyens, de monter les Français les uns contre les autres et de diviser la République", écrivait Solférino à l’époque dans un communiqué.

Critiqué il y a deux ans, la thèse sur la "cinquième colonne" de Christian Estrosi fait-elle, comme il l’affirme, l’unanimité ? Lydia Guirous, membre du bureau politique de LR, avait accrédité cette thèse en octobre 2015. Le grand recteur de la mosquée de Paris, Dalil Boubakeur, avait lui aussi défendu les propos de Christian Estrosi avant les éléctions régionales de décembre 2015. Mais de là à dire que "plus personne ne conteste" l’existence de cette "cinquième colonne", il y a un gap. 

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