Attentat à Nice : l'indécente récupération politique d'un sénateur LR, quelques minutes à peine après l'attaque

Publié à 07h28, le 15 juillet 2016 , Modifié à 09h58, le 15 juillet 2016

Attentat à Nice : l'indécente récupération politique d'un sénateur LR, quelques minutes à peine après l'attaque
© Capture d'écran Twitter

Il est environ 23h, jeudi 14 juillet, lorsqu'un camion fonce sur la foule réunie à Nice, sur la Promenade des Anglais. Le bilan de cette attaque terroriste est effroyable : au moins 84 personnes sont mortes, selon un bilan encore provisoire présenté vendredi matin.

>> EN DIRECT – Attentat à Nice : le jour d'après

De nombreux politiques font immédiatement part de leur émotion et affichent leur soutien envers la ville des Alpes-Maritimes. Philippe Dallier, lui, préfère s'en prendre directement à François Hollande et Manuel Valls. Trois quarts d'heure à peine après l'attaque terroriste, et alors que la situation est encore confuse à Nice, le sénateur Les Républicains de Seine-Saint-Denis, publie ce message sur Twitter :

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Les sarcasmes des Hollande et Valls contre ceux qui avaient demandé l'interdiction des fans zones (sic) résonnent ce soir dramatiquement.

 

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Un message supprimé rapidement par la suite mais repéré par plusieurs internautes, qui en font une capture d'écran :



Lors de son interview du 14 juillet, François Hollande, comme plusieurs membres du gouvernement, avait salué l'action des forces de l'ordre durant l'Euro de football, notant qu'aucun accident ni attentat n'avait eu lieu durant la compétition, et notamment dans les fan-zones, alors que plusieurs politiques, dont le président de LR Nicolas Sarkozy, avaient réclamé leur suppression avant le début de l'épreuve.

Philippe Dallier a supprimé son message mais, repéré, celui-ci a été diffusé. Le sénateur a reconnu auprès d'un internaute que son tweet n'avait été posté au bon "moment". "Je reposais la question de l'État d'urgence mais ce n'était pas le moment je le reconnais", a-t-il notamment admis. 

Dans la nuit, Philippe Dallier a plus longuement expliqué les raisons de son tweet. "Il ne m’a pas un instant traversé l’esprit de rendre le président de la République et le Premier ministre responsables de ce drame. Par contre, et j’espère qu’ils s’interrogeront également, tout deux ont effectivement raillé, a posteriori, ceux qui avaient critiqué la décision d’organiser des fan-zones pendant l'Euro de football. C’est cette attitude que je voulais pointer en parlant de sarcasmes", écrit-il dans un communiqué publié sur son site internet avant de faire amende honorable : 

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Je pense que nous devons malheureusement modifier nos habitudes, pour minimiser les risques, et accepter les contraintes de l’état d’urgence tant que cela sera nécessaire. C’est ce que je voulais dire, mais il est manifeste que mon tweet ne le reflétait pas entièrement, loin de là.



Encore une fois j’en suis désolé et mes pensées vont, en cette sinistre nuit, aux victimes et à leurs familles.

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[EDIT 9h51] Ajout communiqué de Philippe Dallier

 

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