Attentat de Las Vegas : Rachida Dati pointe la responsabilité des géants du web

Publié à 09h42, le 03 octobre 2017 , Modifié à 09h42, le 03 octobre 2017

Attentat de Las Vegas : Rachida Dati pointe la responsabilité des géants du web
Rachida Dati © Capture d'écran BFMTV

L'attentat perpétré à Las Vegas dimanche 1er octobre suscite beaucoup d'interrogations. Qui est Stephen Paddock, l'auteur présumé de la pire tuerie de l'histoire moderne des États-Unis ? La revendication de Daech est-elle crédible ? Quid de la libre circulation des armes aux États-Unis ? Autant de questions dont ne s'embarrassent pas certains politiques qui, comme Marine Le Pen, ciblent d'emblée le "terrorisme islamiste. Et tant pis si le FBI dit, pour l'instant, le contraire.

Invitée de BFMTV ce mardi 3 octobre, Rachida Dati vise, pour sa part, le problème des armes aux pays de l'oncle Sam. L'ancienne garde des Sceaux pointe du doigt une autre responsabilité : celle des géants du web, plus connus sous l'acronyme GAFA pour Google, Amazon, Facebook et Apple. Pour Rachida Dati, ces géants ont une responsabilité dans la diffusion des idées extrémistes. Cela vaut pour l'attentat de Las Vegas mais aussi pour toutes les autres attaques terroristes.  

"Ils ne paient pas d'impôts, ces gens-là. Et en plus, on s'excuse de leur parler, on va négocier pour qu'ils payent des impôts. Ils devraient investir pour effectivement lutter contre la barbarie sur leurs réseaux", lance l'ex-ministre de la Justice.

Face à Jean-Jacques Bourdin, elle poursuit :

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Moi je souhaite qu'il y ait une responsabilité pénale vis-à-vis des géants du net. S'ils ne collaborent pas, demain ils seront complices de cette barbarie. Les messages d'apologie aux crimes, à la barbarie et à la tuerie, sur le net. Les recruteurs ? Sur le net. Comment confectionner des bombes ? Sur le net. Et on leur dit 'excusez-nous, payez un petit peu d'impôt et si vous pouvez nous aider de temps en temps…' Non. Si demain ils ne font pas le boulot, responsabilité pénale, sanction pénale lourde à leur encontre.

 

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La question n'est pas neuve. Le 20 septembre, à New York, en marge de l'Assemblée générale des Nations Unies, Emmanuel Macron, la première ministre britannique Theresa May et son homologue italien Paolo Gentiloni ont sommé les représentants des GAFA de prendre les mesures nécessaires pour empêcher l'utilisation, par les terroristes, des réseaux internet. Kent Walker, le directeur juridique d’Alphabet, la compagnie mère de Google, a estimé que cette demande "posait un énorme défi scientifique et technologique". 

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