Attentats à Paris : le président (PS) de l'Assemblée nationale Claude Bartolone refuse de parler "d’ennemi de l’intérieur"

Publié à 13h29, le 15 novembre 2015 , Modifié à 22h34, le 13 décembre 2015

Attentats à Paris : le président (PS) de l'Assemblée nationale Claude Bartolone refuse de parler "d’ennemi de l’intérieur"
© ERIC FEFERBERG / AFP

Alors qu’un djihadiste-kamikaze responsable du drame du 13 novembre au Bataclan a été identifié et s'avère être Français, Claude Bartolone est interrogé, ce dimanche 15 novembre sur RTL, sur la notion "d’ennemi de l’intérieur", avancée par Manuel Valls en 2013 et plus récemment par plusieurs personnalités de l’opposition de la droite et du centre comme la porte-parole de LR Lydia GuirousNadine Morano ou Christian Estrosi.

Ce dimanche, le président de l’Assemblée nationale se refuse à parler "d'ennemi de l'intérieur" et assure qu’il n’y a qu’un seul ennemi, "de l’extérieur", en l’occurrence Daesh. Il dit, parlant de "Français de toujours" :

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L’ennemi il est à l’extérieur, c’est Daesh. Je ne parle pas d’ennemi de l’intérieur. Daesh essaye d’utiliser des failles qui peuvent apparaître au sein de la République. (…) Je continue à dire qu’il y a un plan chez Daesh qui est d’essayer d’installer une division dans la société française entre "les Français de toujours" et ceux qui sont issus de l’immigration.

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Et de comparer cet "ennemi" présent sur le territoire français à la collaboration durant la Seconde guerre mondiale :

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Nous avons été confronté à plusieurs périodes à ce genre de drames. Je vous rappelle que lors de la dernière guerre il y a eu des collaborateurs. Ils sont instrumentalisés contre la France. 

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"L’ennemi intérieur", une "construction qui dissout la République", avait protesté en son temps l’ex député PS Jean-Pierre Balligand dans une tribune au Monde en 2010.

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