Attentats à Paris : c'était l'intervention de François Hollande devant le Congrès

Publié à 15h17, le 16 novembre 2015 , Modifié à 06h22, le 17 novembre 2015

Attentats à Paris : c'était l'intervention de François Hollande devant le Congrès
François Hollande devant le Congrès © AFP

EN DIRECT - François Hollande s'exprime ce lundi 16 novembre à 16h devant le Congrès réuni à Versailles, trois jours après les attentats de Paris qui ont coûté la vie à au moins 132 personnes et blessé 349 autres.

C'est la première fois depuis 2009 que le chef de l'État parle ainsi devant l'ensemble des parlementaires, 925 pour être précis, soit 577 députés et 348 sénateurs, installés dans la salle des congrès du Château de Versailles.

Le débat postérieur à l'intervention de François Hollande se tiendra sans la présence du chef de l'État et sans vote. 10 minutes de temps de parole seront accordées à chaque orateur , un par groupe, sauf pour les représentants des non-inscrits qui auront doit, eux à cinq minutes.

>> Ce live a été actualisé au fur et à mesure de la journée du 16 novembre

# Chassaigne vigilant

Le communiste André Chassaigne intervient pour le groupe GDR, il plaide pour l'équilibre dans la réforme constitutionnelle à venir. Il dit :

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Nous examinerons ce projet de loi avec une double volonté, celle chevillée au corps d'offrir la meilleure sécurité possible à nos concitoyens et celle de ne pas mettre en péril les libertés auxquelles ils sont attachées.

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#L’erreur de Hollande selon Mariton 

Dans une déclaration transmise à la presse, le député LR Hervé Mariton dénonce "le refus", selon lui, de François Hollande "d'employer le mot 'islamisme'". Pour lui, le chef de l'État "commet une erreur de diagnostic majeure qui vide le sens des réformes institutionnelles proposées". Il ajoute :  

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Parler de "guerre", outre que cela donne aux terroristes une dignité qu'ils ne méritent pas, expose à sous-évaluer le front intérieur. C'est une faute grave de François Hollande.

 

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#Duflot à Valls

Cécile Duflot parle au nom du groupe PS à l'Assemblée nationale. Et adresse un message à Manuel Valls :  

 

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Le président de la République, votre gouvernement, monsieur le Premier ministre, pourra compter sur notre soutien chaque fois qu'il s'agira de défendre la population de notre pays, l'unité de notre Nation et la force de nos valeurs.

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# "Désolé"

Gilbert Collard revendique ne pas avoir applaudi François Hollande à la fin de son discours :

#Contre Daesh 

Le chef de file des sénateurs PS Didier Guillaume répète que la France est en guerre "contre Daesh". Mais pas contre l'islam, les Arabes ou les immigrés :

 

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Nous ne sommes pas en guerre contre l'islam qui est une belle et grande religion. Nous ne sommes pas en guerre contre les Arabes qui viennent d'une grande et belle civilisation. Nous ne sommes pas en guerre contre les immigrés de France. Ce sont nos frères. […] Et faire l'amalgame entre réfugiés et terroristes nous mènerait vers le néant, vers le chaos

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#Pas d'accord

Christian Jacob n'est pas d'accord avec un point précis du discours de François Hollande :

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Quant à la proposition de modification de la Constitution, rien à ce stade ne semble la justifier. Notre Constitution offre clairement tous les outils juridiques pour faire face à toutes les situations.

 

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Son homologue du Sénat, en revanche, explique au journaliste Bruno Jeudy qu'il ne s'oppose pas, par principe, à cette révision. "Ne soyons pas pavloviens en disant non tout de suite", fait valoir le patron des sénateurs LR. 

Étonnamment, le porte-parole d'EELV Julien Bayou est du même avis que le chef de file des députés LR. 

#Marseillaise 

François Hollande conclut son discours :

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Le terrorisme ne détruira pas le terrorisme car c'est la République qui le détruira.

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Les parlementaires se lèvent tous et l'applaudissent longuement puis entament une Marseillaise, comme en janvier, après les attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Casher. 

[À VOIR EN VIDÉO ICI]

#Pacte de sécurité

5.000 emplois de policiers et de gendarmes seront créés d'ici deux ans afin de porter à 10.00 le nombre d'emplois créés dans les forces de l'ordre durant le quinquennat. Ces postes serviront à la police aux frontières, à la lutte contre le terrorisme et à la sécurisation du pays.

Le ministère disposera de 2.500 postes supplémentaires, les douanes de 1.000.

Les mesures annoncées signifient une augmentation des dépenses. François Hollande dit l'assumer :

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Le pacte de sécurité l'emporte sur le pacte de stabilité. 

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#Réforme constitutionnelle

Le chef de l'État explicite son souhait d'une réforme constitutionnelle. Il évoque notamment les articles 16 (pouvoirs exceptionnels) et 36 (état de siège), "deux régimes" qui ne sont selon lui "pas adaptés" à la situation actuelle et à la lutte contre le terrorisme. Il dit notamment : 

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Il faut pouvoir prendre des décisions exceptionnelles pour une certaine durée sans recourir à l'état d'urgence et sans compromettre l’exercice des libertés publiques.

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Il "demande" donc aux parlementaires de "réfléchir à cette modification, rapide, de la Constitution". Il met également en garde contre toute action trop téméraire : 

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Réfléchissons bien. Notre Constitution est notre pacte collectif. Il unit tous les citoyens, il pose des règles communes, il porte des principes.

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#Déchéance 

François Hollande parle de la déchéance de nationalité :

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Nous devons pouvoir déchoir de sa nationalité française un individu condamné pour une atteinte aux intérêts fondamentaux de la Nation ou un acte de terrorisme,même s’il est né Français, dès lors qu’il bénéficie d’une autre nationalité.

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#"Des Français qui ont tué des Français"

François Hollande évoque la nécessité d'être "impitoyables" avec les terroristes. Il dit :

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Nous le savons, et c'est cruel que de le dire : ce sont des Français qui ont tué vendredi d'autres Français. Il y a, vivant sur notre sol, des individus qui de la délinquance passent à la radicalisation puis à la criminalité terroriste.

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#Position en Syrie

François Hollande exprime la position de la France sur la Syrie. Il rappelle que, selon lui, Bachar el-Assad ne peut faire partie de la solution politique. Il dit :

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En Syrie, nous cherchons une solution politique dont laquelle Bachar el-Assad ne peut pas faire partie.

"

Avant d’ajouter :

 

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Notre ennemi, c’est Daesh. Il ne s’agit pas de contenir mais de détruire cette organisation. 

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#Rencontres avec Obama et Poutine

Hollande annonce qu'il rencontrera prochainement ses homologues américain et russe : 

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Je rencontrerai dans les prochains jours le président Obama et le président Poutine pour unir nos forces

 

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#Conseil de sécurité de l'ONU

François Hollande dresse la liste de tous les pays frappés par Daesh au cours de l'année écoulée. Il explique que "la nécessité de détruire Daesh constitue un sujet qui concerne toute la communauté interantionale". Il annonce ensuite :

 

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J'ai demandé au Conseil de sécurité [de l'ONU] de se réunir dans les meilleurs délais pour adopter une résolution marquant cette volonté commune de détruire le terrorisme.

"

Il affirme aussi que les frappes françaises en Syrie vont se poursuivre et s'intensifier. Et ajoute : "Il n'y aura dans cette action, aucun répit ni aucune trêve."

#Pas de "guerre de civilisation"

François Hollande l'affirme :

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L'ennemi n'est pas hors d'atteinte.

 

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Il réfute en revanche l'idée d'une "guerre de civilisation". : 

 

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Nous ne sommes pas engagés dans une guerre de civilisation, parce que ces assassins n’en représentent aucune.

 

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#"Des actes de guerre"

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François Hollande débute en dénonçant une "agression contre notre pays, contres ses valeurs, contre sa jeunesse" menée par une "armée djihadiste" contre la France, parce que "nous sommes la patrie des droits de l'Homme". Il ajoute :

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Les terroristes croient que les peuples libres se laisseraient impressionner par l'horreur. Il n'en est rien. La République française a surmonté bien d'autres épreuves. Et elle est toujours là, bien vivante

 

"

#Minute de silence

Après le propos introductif de Claude Bartolone, et avant l'intervention de François Hollande, les parlementaires observent une minute de silence.

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#Ouverture

Claude Bartolone ouvre la séance : 

 

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Vendredi 13 novembre 2015, la France a été frappé au cœur. [...] Au XXIe siècle, on n'a pas le droit se mourir simplement parce qu'on décider se sortir s'amuser, de rire

 

"

Il rend hommage aux victimes, à leurs familles, aux forces de l'ordre et aux personnels soignants. Il ajoute :

"

Chaque larme, chaque goutte de sang versées viendront renforcer notre résistance face l’obscurantisme

"

#Arrivée 

François Hollande arrive à Versailles, accueilli par Claude Bartolone, Gérard Larcher et Manuel Valls : 



#Balcon

Le gouvernement est évidemment présent, placé pour la plupart au balcon de la salle des congrès :



Les ministres régaliens sont, eux, au premier rang : 

#Ordre de passage 

#Bartolone président

C'est Claude Bartolone, président de l'Assemblée nationale, qui présidera la séance du Congrès :

#Ordre alphabétique

Les parlementaires sont installé par ordre alphabétique. Ce qui nous donne par exemple le sénateur Éric Bocquet installé à côté du député Alain Bocquet, son frère.  

#Immortaliser l'instant

Par Patrick Balkany : 


#De l'amour

On commence ce live avec un peu d'amour et ce DM fail du député du Pas-de-Calais Guy Delcourt qui a visiblement confondu Twitter avec sa messagerie personnelle : 



 

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