Attentats de Paris : Rachida Dati dénonce l'attitude de Bernard Squarcini sur la supposée liste de djihadistes connus des services syriens

Publié à 09h45, le 23 novembre 2015 , Modifié à 09h45, le 23 novembre 2015

Attentats de Paris : Rachida Dati dénonce l'attitude de Bernard Squarcini sur la supposée liste de djihadistes connus des services syriens
Rachida Dati © Capture d'écran BFMTV

Personne ne sait si c'est vrai. Mais certains s'interrogent, comme Gilbert Collard : Manuel Valls a-t-il refusé "une liste des Français combattant en Syrie" fournie par "les services syriens", comme l'affirme Bernard Squarcini à Valeurs Actuelles ?

Invitée de BFMTV-RMC ce lundi 23 novembre, Rachida Dati dénonce cette affirmation de la part de l'ancien patron de la Direction Centrale du Renseignement Intérieur (DCRI). "C'est scandaleux de la part de monsieur Squaricini de dire ça. Nous on n'est pas dans la France des officines", juge l'ancienne ministre de la Justice avant de s'en prendre carrément à l'attitude de Bernard Squarcini, proche de Nicolas Sarkozy, affirmant que les services de renseignement servent "parfois" un pouvoir politique.

Elle ajoute :

 

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S'il avait la liste des djihadistes, il faut aller au tribunal et dire au procureur et au parquet antiterroriste : 'je suis monsieur Squarcini, voici la liste des djihadistes'. Mais on ne dit pas : 'je l'ai dit, j'avais la liste mais elle n'a pas été prise en compte'. C'est scandaleux et c'est choquant.

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L'ancienne garde des Sceaux en profite bien volontiers pour rendre hommage aux services de renseignement et de police qui "ont décimé ceux qui ont semé la terreur dans notre pays". Elle ajoute:

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Il ne faudrait pas faire porter la responsabilité de la faillite politique, de types un peu irresponsables comme Squaricini avec ces propos-là, sur les services de renseignement.

 

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En janvier dernier, juste après les attentats de Charlie Hebdo et de l'Hyper Cacher, Rachida Dati s'en était déjà pris à l'ancien patron de la DCRI. Parlant de la radicalisation sur internet, elle avait critiqué "la théorie du loup solitaire que nous a imposée Monsieur Squarcini, alors patron du renseignement", fustigeant une "erreur totale".

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