Au début de son grand meeting parisien, Benoît Hamon fait observer une minute de silence pour les victimes du terrorisme

Publié à 15h56, le 19 mars 2017 , Modifié à 23h57, le 19 mars 2017

Au début de son grand meeting parisien, Benoît Hamon fait observer une minute de silence pour les victimes du terrorisme
Image Victor Dhollande-Monnier


Benoît Hamon avait fait de son meeting parisien, dimanche 19 mars à Bercy, LE rendez-vous de sa campagne. Après des prises de parole courtes de Christiane Taubira, Najat Vallaud-Belkacem ou encore Yannick Jadot, le candidat à l'élection présidentielle est arrivé sur scène. Et il a choisi d'entamer son discours par un hommage aux victimes du terrorisme. Moment très solennel. 

Cinq ans jour pour jour après les attentats perpétrés par Mohamed Merah, à Toulouse, Benoît Hamon a d'abord nommé les sept victimes du terroriste : 

Nous sommes le 19 mars. Une de ces dates noires qui ont endeuillé la République. Et aujourd'hui, cet après-midi, je ne peux pas m'adresser à vous sans évoquer avec la même tristesse et la même révolte qu'alors les noms de : Myriam Monsonégo, 8 ans, Gabriel Sandler, 3 ans, son frère Arieh, 6 ans, leur père Jonathan tué en tentant de les protéger dans l'école Ozar Hatorah. Et quelques jours auparavant, eux aussi lâchement assassinés, les militaires Imad Ibn Ziaten, Abel Chennouf, Mohamed Legouad. 

Benoît Hamon interpelle ensuite Le public : 

Je vais vous demander de vous lever et de respecter une minute de silence en leur mémoire mais aussi, puisque nous sommes ici à Paris, en la mémoire des victimes de Charlie Hebdo, de l'Hyper Cacher, des victimes de Nice comme de Saint-Etienne-du-Rouvray, en la mémoire de la jeunesse fauchée au Bataclan et dans l'insouciance des terrasses alentours, et de toutes les victimes du terrorisme, tuées parce que journalistes, caricaturistes, parce que juives, parce que policières, militaires, prêtres, parce que Françaises, parce que libres. Je vous demande de bien vouloir vous lever et de respecter une minute de silence en leur mémoire. 

Après cet hommage, Benoît Hamon a très vite remis son costume de candidat pour mieux critiquer ses adversaires, accusés d'avoir "mis en péril l'unité de la nation". "La France est une idée plus grande que chacun d'entre nous, ce qui suppose de la dignité", a-t-il conclu cette séquence. 





[BONUS TRACK] Big up pour Hollande, Cazeneuve et Le Drian

Après la minute de silence pour les victimes du terrorisme, Benoît Hamon a tenu à remercier les forces de l'ordre. Puis, il a demandé à ses supporters de saluer trois personnes qui ont "fait primer le service de l'Etat et la protection des Français sur toute autre considération" 

Je veux en cet instant remercier en votre nom, et au nom de tous les Français, non seulement les femmes et les hommes qui assurent la sécurité de notre nation [...] Ils assurent notre sécurité ici, sur les théâtres d'opérations à l'étranger. Mais je veux aussi saluer trois personnes qui, tout au long de ce quinquennat, ont fait primer le service de l'Etat et la protection des Français sur toute autre considération. Je vous demande de saluer comme ils le méritent le président de la République François Hollande, le Premier ministre Bernard Cazeneuve et le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian. 

Au passage, on notera le petit appel du pied à Jean-Yves Le Drian, toujours plus proche d'un ralliement à la candidature Emmanuel Macron. En revanche, aucun mot pour Manuel Valls. Étrange. 

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