Avec le dossier Florange, le charismatique Edouard Martin est devenu le symbole de la lutte des ouvriers d'ArcelorMittal. A force de belles formules et de réactions fracassantes dans les médias, le syndicaliste de la CFDT est devenu un personnage médiatique. 

En 2009, la députée de Moselle Aurélie Filippetti, aujourd'hui ministre de la Culture, voulait faire de lui un député. Selon les informations du Nouvel Observateur, celle qui était candidate socialiste aux européennes avait suggéré que son siège de députée soit confié à Edouard Martin. 

L'homme qu'elle qualifie comme un "working class hero" aurait pu palier à la sous-représentation des ouvriers au Palais Bourbon. Mais la ministre n'a pas été élue à Strasbourg et cette hypothèse en est restée là.

Agé de 49 ans, il échange aujourd'hui régulièrement des SMS avec la ministre de la Culture. Paris-Match qualifiait sa relation d'amicale, avec Aurélie Filippetti. "C’est grâce à lui que le mouvement a pris cette ampleur", analyse-t-elle. 

Il a vu Lakshmi Mittal, patron d'ArcelorMittal, trois fois, au Luxembourg et au Canada. Ils ne se sont jamais parlé en direct, mais "il sait qui je suis", sourit Edouard Martin. "Et si je peux me permettre un conseil économique, il faudrait qu'il se lance dans l'éolien, avec le vent qu'il brasse", plaisante-t-il.

Avec quelques bons mots, il est apparu comme un bon client des médias, comme le jour où il a lancé : "Florange va devenir le cauchemar du gouvernement". Depuis, il a également traité de "traître" Jean-Marc Ayrault devant des caméras. Qui, à l'époque, aurait été son président de groupe à l'Assemblée nationale.