Autonomie des universités : Valérie Pécresse "savait" que certaines "n’auraient pas les compétences et la fibre pour gérer"

Publié à 15h20, le 10 août 2017 , Modifié à 17h44, le 10 août 2017

Autonomie des universités : Valérie Pécresse "savait" que certaines "n’auraient pas les compétences et la fibre pour gérer"
Valérie Pécresse, présidente de la région Île-de-France. © ERIC PIERMONT / AFP
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Loïc le Clerc pour

Ce 10 août 2017, on fête le dixième anniversaire de la loi LRU, dite loi Pécresse, qui a donné aux universités une autonomie budgétaire et leur a octroyé la gestion des ressources humaines. Une réforme contestée, à l'époque, par de nombreuses semaines de blocages des facs et de manifestations étudiantes.

Dix ans plus tard, ce jeudi donc, Valérie Pécresse, désormais présidente de la région Île-de-France, tire un bilan de sa loi. Au journal La Croix, elle fait cet aveu :



Nous savions qu’il y aurait des universités qui n’auraient pas les compétences et la “ fibre” pour gérer. Certaines ont par exemple dépensé tout l’argent qu’on leur avait donné en augmentant les primes des enseignants-chercheurs. Mais on s’est dit que les universitaires apprendraient de leurs erreurs.






Si la loi LRU ne reste pas dans les mémoires comme une bonne réforme, c'est donc la faute des premiers concernés : les universités. Leurs présidents reprochent à cette loi de leur avoir donné des responsabilités comptables et de ressources humaines, ce pour quoi ces enseignants-chercheurs ne sont pas les plus qualifiés. De plus, l'autonomie budgétaire s'est rapidement transformée en problèmes financiers, comblés par une politique de rigueur.

La loi LRU, portée par Valérie Pécresse, alors ministre de l'Enseignement supérieur, a été votée en août 2007 et donnait davantage d'autonomie aux présidents d'université, tout en autorisant le recours à des fonds privés. En 2007 et 2008, cette loi avait fait l'objet de critiques de la part de nombreuses organisations étudiantes. Un fort mouvement de protestation était né. Plusieurs universités avaient été bloquées voire fermées de manière administrative pour empêcher toute occupation.

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