Aux journalistes l'interrogeant sur le "bordel", Emmanuel Macron répond : "C'est vous qui le mettez"

Publié à 14h35, le 06 octobre 2017 , Modifié à 14h40, le 06 octobre 2017

Aux journalistes l'interrogeant sur le "bordel", Emmanuel Macron répond : "C'est vous qui le mettez"
© ALAIN JOCARD / AFP
Image Amandine Réaux


La polémique sur le "bordel" d'Emmanuel Macron a agité le débat politique de ces (presque) 48 dernières heures. Chaque invité des matinales radio et télé a pu donner son avis sur la question : un Président devrait-il dire ça ? L'occasion pour le chef de l'État de se saisir de cette effervescence qu'il retourne en sa faveur.

Ainsi, lors d'une séance de questions-réponses aux "24 H du bâtiment" avec des acteurs du secteur, vendredi 6 octobre, Emmanuel Macron a répondu en souriant aux journalistes qui l'interrogeaient sur l'emploi de ce terme :

[Le bordel], c'est vous qui le mettez.

Le Président a également regretté que "les gens", plutôt que de s'intéresser à "la vie du pays", n'aient retenu que des "péripéties" de son déplacement à Egletons (Corrèze) : "Je dois confesser qu'on a plus parlé de péripéties sur ce déplacement que du fond de ce que nous avons annoncé avec les ministres du Travail et de l'Education nationale, qui est fondamental."

"Si les gens s'intéressaient à la vie du pays, ils auraient plutôt dû parler de ce qu'on a dit dans cette table ronde. On a parlé des vrais problèmes des vrais gens, et des vraies propositions pour vraiment protéger", a poursuivi le Président.

Lors de ce déplacement à Egletons, mercredi, au cours d'un aparté avec le président de la région Nouvelle Aquitaine Alain Rousset, qui évoquait les difficultés à recruter d'une entreprise de fonderie d'Ussel (Corrèze), Emmanuel Macron a estimé que "certains, au lieu de foutre le bordel, feraient mieux d'aller regarder s'ils ne peuvent pas avoir des postes là-bas, parce qu'il y en a qui ont les qualifications pour le faire et ce n'est pas loin de chez eux".

Cette sortie, lancée après une action de salariés et ex-employés licenciés de l'équipementier automobile GM&S de La Souterraine (Creuse) venus perturber sa visite, a suscité de nombreuses critiques.

Jeudi, son entourage a fait savoir que Emmanuel Macron "assum[ait] sur le fond" ses propos tenus "dans une discussion officieuse", mais reconnaissait qu'il n'aurait pas utilisé le mot "bordel" dans un discours officiel, car c'est un "mot familier".









À LIRE SUR LE LAB :

Visite en Corrèze perturbée par GM&S : Emmanuel Macron somme ceux qui "foutent le bordel" d’aller chercher "des postes"

VIDÉO - Fainéants, costard, bordel… : best of des sorties polémiques de Macron

L’Élysée fait savoir qu’Emmanuel Macron "regrette" l’emploi du mot "bordel" (mais assume le fond)

Du rab sur le Lab

PlusPlus