Ayrault dénonce les confidences de Hollande sur des "assassinats ciblés" : "un Président ne devrait pas dire ça"

Publié à 16h21, le 18 octobre 2016 , Modifié à 16h21, le 18 octobre 2016

Ayrault dénonce les confidences de Hollande sur des "assassinats ciblés" : "un Président ne devrait pas dire ça"
François Hollande et Jean-Marc Ayrault © GEOFFROY VAN DER HASSELT / AFP

Dans le tonitruant livre Un président ne devrait pas dire ça (Stock), François Hollande confiait aux auteurs, en octobre 2015, avoir "décidé quatre au moins" assassinats ciblés pendant son mandat. "Mais d'autres présidents ont fait davantage", ajoutait-il pour justifier ces décisions.

"Un président ne devrait pas dire ça", a vivement réagi ce mardi 18 octobre… son ministre des Affaires étrangères, Jean-Marc Ayrault, devant la presse diplomatique à propos de ces multiples confidences, comme le rapporte L’Opinion.  

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La réponse est dans le titre du livre. C’est la seule réponse. Un président ne devrait pas dire ça !

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Voilà donc François Hollande désavoué par son ancien Premier ministre revenu au Quai d’Orsay.

Plus tôt ce mardi, c’est Jean-Luc Mélenchon qui avait dénoncé cette confidence, mettant en garde le chef de l’Etat sur le fait que les "assassinats" de jihadistes évoqués par François Hollande "relev(ai)ent en principe du tribunal pénal international". Sur BFM TV, le candidat à la présidentielle de 2017 développait, espérant que François Hollande démente ces propos :

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Je mets en garde François Hollande. Il ferait bien d'y réfléchir. La France a signé (pour) le tribunal pénal international et le Mali aussi. (…) Il y a un problème. Il y en aura un bien vite. (…) La vérité, c'est que c'est un assassinat décidé en haut lieu.

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"En principe, ce genre de comportements relève du tribunal pénal international, mais c'est une autre histoire", a encore ajouté le candidat de "La France insoumise".

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