Baisse des APL : le cabinet de Mézard assure que le ministre n’aurait jamais fait d’annonce "sans le consentement" de Macron

Publié à 08h01, le 03 août 2017 , Modifié à 08h01, le 03 août 2017

Baisse des APL : le cabinet de Mézard assure que le ministre n’aurait jamais fait d’annonce "sans le consentement" de Macron
Jacques Mézard. © AFP
Image Sébastien Tronche


Une polémique sans fin, presque aussi longue que le feuilleton du transfert de Neymar au PSG. Alors que l’annonce par Matignon d’une baisse de 5€ des APL a créé un tollé, le ministère de la Cohésion des territoires Jacques Mézard, tout comme le porte-parole du gouvernement Christophe Castaner, a dû assumer le service après-vente de cette mesure impopulaire. "Cela ne fait jamais plaisir de baisser des aides", a ainsi expliqué Jacques Mézard, qui a remplacé Richard Ferrand à la Cohésion des territoires.

Mais Emmanuel Macron est venu recadrer – pardon, "donner son avis" - tout ce beau monde. "C’était d’une connerie sans nom", aurait-il pesté le 26 juillet devant les dirigeants de la majorité, sous-entendant qu’il ne validait pas cette décision. Un désaveu prédit par l’ancien ministre LR Thierry Mariani.

Serait-on en présence d’un nouveau couac au sein de l’exécutif ?

Car au cabinet de Jacques Mézard, on assure le contraire. Le 2 août, auprès de L’Express, qui s’interroge pour savoir si "Emmanuel Macron ne pouvait pas dire non en cas de désaccord", le cabinet du ministre de la Cohésion des territoires renvoie pourtant la responsabilité sur l’Elysée. Ainsi s’étonne-t-on :

On n'aurait jamais fait une annonce sans le consentement du président de la République.

Alors, Emmanuel Macron pensait-il que c’était une "connerie sans nom" quand, le 22 juillet, Matignon informait que cette aide personnalisée au logement allait diminuer de 5€ - une mesure aussitôt dénoncée par des élus de tous bord ?

Au front pour défendre la mesure controversée, Christophe Castaner a d’abord expliqué qu’en fait il s’agissait d’une "bonne nouvelle" puisque cette décision permettait la survie et le maintien de l’APL. Un argument qu’il reprend dans une interview accordée le 2 août à Speech de Konbini (la même où il dit déçu par la tenue "un poil trop ample" de Rihanna lors de sa rencontre avec Emmanuel Macron à l’Elysée).

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