Baisse des APL : proche de Macron, François Patriat reconnaît que la méthode "n’était pas très adroite"

Publié à 07h33, le 02 août 2017 , Modifié à 07h38, le 02 août 2017

Baisse des APL : proche de Macron, François Patriat reconnaît que la méthode "n’était pas très adroite"
© AFP
Image Amandine Réaux


L’annonce de la baisse mensuelle de cinq euros des aides au logement, faite par l’entourage d’Édouard Philippe, a-t-elle eu l’assentiment d’Emmanuel Macron ? Difficile d’imaginer que l’autoproclamé Jupiter n’ait pas orchestré tout cela. Et pourtant, selon Le Canard enchaîné, le Président aurait bien qualifié en privé cette mesure de "connerie sans nom".

Dans une interview fleuve au Parisien, ce mercredi 2 août, François Patriat reprend cette petite musique. Le chef de file des sénateurs La République en marche (LREM), proche d’Emmanuel Macron, justifie cette mesure tout en pointant un problème de "méthode" dans son annonce :

Ce n’est pas un couac. Je préfère qu'on ait fait cela – même si on peut s'interroger sur la méthode qui n'était pas très adroite – plutôt que d'augmenter les impôts à travers un collectif budgétaire pour combler le trou laissé par le gouvernement précédent. On taxe de cinq euros, mais dans le même temps on va augmenter – c’est prévu dans le budget – le minimum vieillesse et l’allocation handicapés de 100 euros et on va doubler la prime pour l’emploi.

Après l’annonce fort peu détaillée de Matignon, plusieurs passes d’armes ont eu lieu entre le gouvernement et Christian Eckert, ex-secrétaire d’État au Budget, concernant la paternité de la baisse des APL. C’est finalement la députée La République en marche Claire O’Petit qui a annoncé que cette baisse ne durerait que deux mois, quand l’exécutif s’est montré particulièrement flou.

Des imprécisions regrettées par François Patriat. Ce macroniste de la première heure pointe revient aussi sur un autre manque de coordination entre la parole présidentielle et celle du Premier ministre concernant la taxe d’habitation : "Quant à la taxe d’habitation, sur laquelle le Premier ministre avait semblé temporiser, le Président a rappelé que c’était l’un de ses engagements, il y a donc eu une forme de rattrapage."

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