Baisse mensuelle de cinq euros des APL : Christophe Castaner vous explique que c'est quand même une "bonne nouvelle"

Publié à 13h19, le 24 juillet 2017 , Modifié à 15h31, le 24 juillet 2017

Baisse mensuelle de cinq euros des APL : Christophe Castaner vous explique que c'est quand même une "bonne nouvelle"
Christophe Castaner. © STEPHANE DE SAKUTIN / AFP
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Loïc Le Clerc pour

C'est la première *surprise* du quinquennat, annoncée le week-end dernier : la baisse des APL de cinq euros par mois, à partir du mois d'octobre. La polémique a explosé dès l'annonce faite, les attaques venant de tous bords. Alors, l'exécutif intervient autant que faire se peut pour justifier ce choix.

Ce lundi 24 juillet, c'est Christophe Castaner, porte-parole du gouvernement, qui monte au front, invité aux Grandes Gueules de RMC.

Et sachez-le, baisser les aides au logement, "c'est difficile, c'est douloureux", mais ça n'est pas une si mauvaise nouvelle. Christophe Castaner s'explique :



On répond à une urgence. L'urgence c'est, pour le dernier trimestre de cette année, faire en sorte que chacun puisse toucher son APL, parce que c'est ça la bonne nouvelle, entre guillemets. Alors que les crédits n'étaient pas là, on prend une mesure qui est difficile pour certains, mais en même temps qui est possible, qui est acceptable.

Le message du secrétaire d’État chargé des relations avec le Parlement est clair : "Le gouvernement a fait le choix, celui de garantir le versement à chacun d'ici la fin de l'année, mais avec une mesure d'économie : cinq euros par mois" et ça, c'est quand même une "bonne nouvelle".

Depuis l'annonce de cette baisse mensuelle de cinq euros, l'actuel exécutif renvoie l'initiative de la mesure au gouvernement précédent. Christophe Castaner l'a encore martelé ce lundi midi :



La réalité c'est quoi ? C'est que le gouvernement [sous le mandat de François Hollande, NDLR] avait prévu cette mesure, on était à l'approche [de la séquence, NDLR] électorale, il ne l'a pas mise en oeuvre, mais par contre n'a pas mis les crédits en face. Donc on avait un choix simple : soit imaginer qu'on puisse ne pas payer tout le monde, et je pense que ça aurait été d'une grande violence, d'une grande injustice, soit solliciter les uns et les autres de faire un effort.

Une version contestée par l'ancien ministre du Logement Emmanuel Cosse et par l'ex-ministre du Budget Christian Eckert. Tous deux dénoncent un mensonge de l'actuel gouvernement.

En attendant de savoir qui dit vrai, Christophe Castaner tient à souligner que cette baisse de cinq euros est une nécessité. Il développe :



Cinq euros c'est pas rien pour des personnes qui sont en grande difficulté. Mais le sujet est simple : il manque 150 millions d'euros pour verser les APL d'ici la fin de l'année. Donc pour certains, c'est rien, pour celles et ceux qui en ont besoin, c'est une somme importante. Moi, je ne veux pas minorer cette somme-là. L'effort est réel, c'est pas une question de justice ou d'injustice, c'est surtout la nécessité de trouver des solutions pour faire en sorte qu'on puisse maintenir les APL pour tous.

Une mesure inévitable, donc qui attristait le ministre du Logement Jacques Mézard. Ce dernier avait déclaré le 23 juillet dernier, que "cela ne fait jamais plaisir de baisser des aides". Une "bonne nouvelle" qui ne fait pas plaisir, en somme.

[EDIT] 15h27

Sur twitter, le sénateur LR  Philippe Dallier dénonce les explications du ministre. En tant qu'ex-rapporteur au Sénat du volet Logement du budget, il critique cette explication :





Par ailleurs, il estime que le ministre ne dit pas la vérité concernant la responsabilité du précédent gouvernement :    







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