Bataille de disques durs à Asnières entre le nouveau maire UMP, Manuel Aeschlimann, et l’ancien maire PS, Sébastien Pietrasanta

Publié à 13h41, le 10 avril 2014 , Modifié à 13h47, le 10 avril 2014

Bataille de disques durs à Asnières entre le nouveau maire UMP, Manuel Aeschlimann, et l’ancien maire PS, Sébastien Pietrasanta
Sébastien Pietrasanta et Manuel Aeschlimann. (Montage via Maxppp)

"Troisième tour" un peu particulier à Asnières. L’ancien maire UMP Manuel Aeschlimann, qui a retrouvé son siège pour 70 voix seulement lors des élections municipales du 30 mars, n’a pas tardé à s’attaquer au maire PS sortant, et battu, Sébastien Pietrasanta.

Ce jeudi 10 avril, la nouvelle équipe municipale accuse, dans un communiqué envoyé aux médias, le socialiste d’avoir volé des disques durs "sur des ordinateurs appartenant à la ville". "Tout ceci est ridicule", répond au Lab le député socialiste.

Dans son communiqué intitulé "L’ex maire socialiste et des membres de son cabinet partent en emportant du matériel informatique communal", Manuel Aeschlimann, un proche de Nicolas Sarkozy, assure que "le lundi 7 avril 2014, un huissier a pu constater que l’ex maire socialiste S. Pietrasanta ainsi que les divers membres de son cabinet sont partis en emportant avec eux les disques durs des ordinateurs (propriétés de la ville) dont ils avaient l’usage durant leur mandat".

Et d’ajouter :

Cette appropriation sans droit du bien d’autrui s’apparente naturellement à du vol.

Au Lab, Sébastien Pietrasanta se défend de tout larcin :

Nous avions convenu avec Monsieur Aeschlimann qu'on enlèverait des disques durs nos données personnelles... Nous avons restitué les disques durs à la suite.

"Le système Aeschlimann se remet en place avec sa judiciarisation de la vie politique..." poursuit l’ancien député-maire d’Asnières. Car Manuel Aeschlimann politise l’affaire, s’interrogeant sur une éventuelle utilisation "électorale ou autre", "strictement interdite". "Il est en tout cas permis de se demander ce qu’avaient à cacher l’ex maire et ses équipiers…", conclut-il son communiqué.

Quant à Sébastien Pietrasanta, il accuse à son tour l’édile UMP d’avoir, aussitôt élu, "demandé le contenu de nos disques durs".

L’objectif, selon lui ?

Entamer la chasse aux sorcières.

Cet épisode fait suite à une campagne municipale déjà délétère à Asnières. Particulièrement entre les deux candidats de droite. Manuel Aeschlimann, candidat officiel de l’UMP, et le dissident Cyrille Déchenoix, s’étaient ainsi notamment écharpés à coups d’affiches, de contre-affiches et de vidéos accusatoires.

Un Manuel Aeschlimann qui n'avait également pas hésité à écrire à Patrick Devedjian, président du Conseil général des Hauts-de-Seine, pour balancer les conflits d’intérêts de Cyrille Déchenoix, son concurrent d’alors pour l’investiture UMP.

Du rab sur le Lab

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