Bataille entre Nicolas Sarkozy et François Fillon autour des parrainages de deux sénateurs

Publié à 09h06, le 11 septembre 2016 , Modifié à 09h36, le 11 septembre 2016

Bataille entre Nicolas Sarkozy et François Fillon autour des parrainages de deux sénateurs
François Fillon et Nicolas Sarkozy. © AFP

Ça y est, la chasse aux parrainages, semblable à une chasse aux pokémons, s’est achevée vendredi 9 septembre. Mais avant que la Haute autorité ne rende son verdict définitif des qualifiés officiels pour la primaire de la droite, les "gros" candidats montrent les muscles et jouent à celui qui aura la plus longue liste de soutiens et de parrainages.

Et vas-y que j’ai 103 parlementaires (team Sarkozy), et vas-y que j’en ai quand même 84 (team Fillon)... Sauf qu’il y a un petit bug dans les comptages, comme l’a révélé Franceinfo: samedi 10 septembre. Nicolas Sarkozy et François Fillon affichent dans leurs listes de parrains deux sénateurs LR identiques.

Ainsi Colette Giudicelli et Didier Robert ont-il apporté leur parrainage à l’ancien chef de l’Etat ainsi qu’à son ancien collaborateur Premier ministre. Selon Franceinfo:, ces deux élus étaient fillonistes à l’origine mais auraient rallié le camp Sarkozy "au tout dernier moment".

Les deux camps se bataillent donc ces parrainages, et non leur soutien désormais acquis à l'ex-président de LR. "On a bien leurs deux parrainages signés. Ce sont deux parlementaires qui ont rejoint Nicolas Sarkozy, et qui feront campagne en sa faveur", jubile l’entourage de Nicolas Sarkozy auprès de Franceinfo: tandis que l’entourage de François Fillon, malgré ces "trahisons", maintient que leurs parrainages vont au député de Paris : "La date de leurs parrainages à François Fillon précède ceux à Nicolas Sarkozy, et numériquement, ils reviennent donc à François Fillon."

Cette histoire n’est pas sans rappeler le retournement de veste du député ex-filloniste Pierre Lellouche. Soutien de l’ancien Premier ministre, qu’il avait tôt parrainé, il a finalement rejoint les soutiens de Nicolas Sarkozy. Sans pour autant le parrainer.

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